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Conseil pour les relations interreligieuses – Service pour les relations avec l’islam, SRI
Paris, le 25 octobre 2012
Chers amis musulmans,
Le vendredi 26 octobre 2012, vous célébrez la Fête du sacrifice, Aïd el Adha. Elle commémore le geste de soumission à Dieu d’Abraham, Ibrahim, père dans la foi des croyants juifs, chrétiens et musulmans. Fraternellement, au nom de l’Eglise catholique en France, nous vous adressons nos meilleurs vœux.
Que cette fête soit l’occasion d’implorer Dieu, l’Unique, en faveur de la paix dans le monde, de la justice et de la dignité pour tous les hommes.
Cette fête se déroule pour vous dans un contexte difficile, marqué par la guerre civile en Syrie, par des tensions dans d’autres régions et par des comportements hostiles vis-à-vis de vous, dans notre pays, comme l’occupation récente du chantier de la mosquée de Poitiers. En septembre dernier, avec Mr Moussaoui, nous engagions nos concitoyens, à un sursaut de fraternité. Cet appel reste d’actualité.
Pour les uns et les autres, cette fraternité s’enracine dans notre foi en Dieu et nous conduit au respect de tout être humain créé par Lui. C’est pourquoi nous prions Dieu, Seigneur des univers et Père miséricordieux de l’humanité entière, pour qu’Il convertisse nos cœurs et nous donne l’audace d’initiatives communes qui servent la compréhension mutuelle, le vivre ensemble, la justice et la paix.
Nous implorons Sa bénédiction sur vous et vos familles.
Bonne fête de l’Aïd el Adha,
Mgr Michel Dubost,
Evêque d’Evry, président du Conseil pour les relations interreligieuses
P. Christophe Roucou
Le mufti d'Arabie saoudite a appelé jeudi à se conformer à la charia (loi coranique), critiquant vivement les partisans d'un Etat civil
"La charia doit être pour la nation islamique la source de législation (...). Elle s'applique à tous les aspects de la vie, en tout lieu et en tout temps", a lancé cheikh Abdel Aziz Al-cheikh dans un prêche devant les 2,5 millions de pèlerins réunis sur le Mont Arafat, près de La Mecque, moment fort du hajj.
Il a dénoncé "ceux qui prônent un Etat civil, une minorité qui cherche à asséner un coup à la religion (musulmane) sous des prétextes fallacieux et des slogans erronés". "Au nom de la liberté, ils prétendent que la religion n'est pas valable, s'opposent à la peine de mort et aux autres peines (prévues en islam comme la lapidation, l'amputation, la flagellation) car elles sont contraires aux droits de l'Homme (...) et prétendent que la nation islamique, si elle applique la charia, se coupe des nations évoluées". "Ces prétentions désespérées font partie des campagnes menées par les ennemis de l'islam pour transformer la nation islamique, l'éloigner de sa religion et effacer son identité", a-t-il encore affirmé
Le fanatisme vient souvent des pays du Golfe. Les musulmans partent en pèlerinage à la Mecque. Ils reviennent avec de l’argent pour construire des mosquées, qui sont obligatoirement d’obédience wahhabite. Au fur et à mesure que les pèlerinages se développent, le wahhabisme prend de l’ampleur au Mali et influence toute la société.