Le Forum Catholique
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Meneau - 2012-01-24 00:17:12
Non pas du tout
Je ne confonds rien du tout.
Dans la proposition 1, il est clair qu'on peut voir en B l'Etat. Mais je passe rapidement, car je gage que ce n'est pas celle que vous trouvez problématique.
Proposition 2 : B ne peut être empêché d'enseigner une erreur à A
Si B est, là aussi, l'Etat, la phrase n'a aucun sens. L'Etat pourrait, ou ne pourrait pas, être empêché (par qui ???) d'enseigner une erreur au citoyen.
D'ailleurs, je ne suis pas persuadé que vous-même n'ayez pas confondu, losque vous écrivez :
N'oublions pas que tout homme a le devoir de chercher la vérité, y compris B. Par conséquent, B ne peut légitimement enseigner ce qu'il sait être une erreur à A.
Si B est l'Etat, cela donne :
N'oublions pas que tout homme a le devoir de chercher la vérité, y compris l'Etat [outre le fait que l'Etat n'est ni un homme ni "tout homme", il me semble que vous contestez par ailleurs la capacité de l'Etat déterminer la vérité, donc à quoi bon la chercher ?]. Par conséquent, l'Etat ne peut légitimement enseigner ce qu'il sait être une erreur à A.
Vous accusiez Vianney d'affirmer l'équivalence des deux propositions. Pour que cela ait un sens, pour que B puisse être l'Etat, et pour correspondre à la pensée de Vianney, il faudrait alors reformuler ainsi votre proposition 2 :
- B ne peut empêcher A d'enseigner une erreur.
Car c'est bien là qu'est le problème : selon DH, l'Etat ne peut empêcher quiconque de professer publiquement une erreur.
La prop. 2 se déduit alors logiquement de la prop.1 :
- si A n'est pas conscient de son erreur, c'est une lapalissade : A est persuadé, en conscience, et donc il va, en conscience, propager son erreur
- si A est conscient de son erreur, cela ne change rien pour l'Etat qui n'est pas juge des consciences : dans le doute sur la bonne conscience de A, il doit se reporter au paragraphe précédent. C'est ce que je vous répondais au post précédent celui-ci.
Ce que vous ne semblez pas comprendre, c'est que l'enseignement de DH porte sur A et non sur B. C'est A qui ne doit pas être contraint de telle sorte qu'il agisse contre sa conscience. DH ne nous dit pas ce que B (le pouvoir humain) peut ou ne peut pas enseigner, cela est une autre question, qui a un réponse mais pas directement dans le passage de DH que vous citez.
Mais A (l'individu) étant par nature amené à vivre en société, il est évident que B (le pouvoir humain) est également, au moins indirectement, sujet de DH.
Et lorsqu'on affirme un droit naturel d'un individu ou d'un groupe(A), on y soumet obligatoirement toute loi civile (B).
C'est ce que je vous disais, en d'autres mots, dans cet autre post auquel vous n'avez pas répondu.
Cordialement
Meneau
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=622844