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« En octobre 1958, environ sept ou huit jours avant le Conclave, je me trouvais au sanctuaire d’Oropa, à l’un des habituels repas du groupe Attilio Botto, industriel de Bielle qui aimait réunir autour de lui des professionnels des différentes branches pour discuter sur divers problèmes. Ce jour là était invité un personnage que je connaissais comme une haute autorité maçonnique en contact avec le Vatican. Celui-ci me dit, en me raccompagnant chez moi en voiture : « le prochain pape ne sera pas Siri, comme on le murmure dans certains cercles romains, parce que c’est un cardinal trop autoritaire. On va élire un pape de conciliation. Le Patriarche de Venise Roncalli a déjà été choisi. Je répliquai surpris : « choisi par qui ? » « Par nos maçons représentés au Conclave » me répondit sereinement mon courtois accompagnateur. Je demandais alors : « Il y a des maçons au Conclave ? ». « Bien sûr, m’entendis-je répondre, « l’Eglise est entre nos mains ». Je répliquais stupéfait : « Alors qui commande dans l’Eglise ? ». Après un bref silence, la voix de mon accompagnateur martela : « Personne ne peut dire où sont les sommets, les sommets sont occultes »
