Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 615038 )Belgique : "mon curé chez les frangins" par Cristo (2011-11-10 23:45:35) 

"mettre un curé bien dodu entre ses tartines" : la connaissais pas, celle-là ...



Catholiques et francs-maçons: vers l’ère de la transgression ?
Christian Laporte

Mis en ligne le 10/11/2011

Les rapports entre catholiques et francs-maçons vont du dialogue sincère à l’affrontement stupide. Hervé Hasquin éclaire ces hauts et ces bas qui ont aussi singulièrement marqué notre histoire politique.
Sur des sites Web chrétiens qui flirtent avec l’intégrisme et dont les zélateurs sont souvent plus catholiques que le Pape, mais aussi dans des cénacles plus classiques de l’Eglise belge, la franc-maçonnerie est encore vue comme une puissance ennemie voire diabolique (!) qui veut faire table rase de l’enseignement du Christ et de l’action ecclésiale. Inversement, dans certains ateliers maçonniques adogmatiques, l’on met toujours volontiers un curé bien dodu entre ses tartines. Le rapprochement entre hommes et femmes de bonne volonté mais surtout mûs par de mêmes idéaux démocratiques face aux thèses anti-démocratiques et liberticides est-il donc vraiment impossible ? Non si l’on admet que cela entraîne nécessairement une transgression, ce dernier acte étant vu comme une vertu, pas comme un vice. Et puis, tout au long des trois siècles de coexistence plus ou moins pacifique entre l’Eglise et la maçonnerie, notre pays ne s’est-il pas démarqué par de nombreuses tentatives de dialogue sincère entre ceux qui fréquentent les églises et ceux qui sont en quête d’une meilleure connaissance d’eux-mêmes dans les ateliers ? C’est la conclusion d’un nouvel ouvrage d’Hervé Hasquin sur les rapports entre les catholiques belges et la franc-maçonnerie. Un livre qui vient à son heure même si actuellement les positions respectives restent bloquées en raison de l’intransigeance romaine ou plutôt ratzingérienne et de l’obstruction de certains courants laïcards pour qui l’Eglise a raté le rendez-vous avec la modernité. Au-delà de la double préface encourageante qui n’émane pas par hasard de deux grands professionnels des médias - en d’autres temps, les responsables des émissions concédées à la RTB pas encore F avaient aussi fait montre d’une heureuse ouverture... - le mérite d’Hasquin est de relancer le débat à partir d’une approche sereine. Ainsi, l’historien de Silly nous rappelle à juste titre qu’à la base, la franc-maçonnerie belge était de souche catholique. Plus d’un clerc brava les interdits de Rome et ses textes excommunicateurs afin "d’assurer son salut de chrétien et son perfectionnement d’homme" à l’exemple du marquis de Gages. En spécialiste du XVIIIe siècle, Hervé Hasquin montre ensuite comment le temps des révolutions et des changements de régime influença très fort le paysage philosophique belge. Mais à l’évidence, si jusqu’à la naissance de la Belgique actuelle, l’unionisme domina, les antagonismes allaient se développer de manière irréversible, notamment lors de la création de l’UCL à laquelle le monde libéral répliqua par la création de l’ULB.


Mais il faut rappeler, et Hasquin le fait à bon escient, que son fondateur Pierre-Théodore Verhaegen était un catholique convaincu toutefois résolument anticlérical... Au fil des décennies, le combat laïque et chrétien se focalisa sur l’enseignement et sur l’assistance publique et au débat philosophique se superposa une discussion partisane entre croyants et non-croyants. Puis, la spécificité belge fut fort mise à mal par l’intransigeance vaticane dont Pie IX ne fut hélas pas le seul protagoniste. Lorsque Paris éternue, Bruxelles a la goutte au nez : les théories du complot judéo-maçonnique eurent des répercussions dans nos contrées et l’on ne peut pas dire que cela s’améliora à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Moult textes à l’appui, Hervé Hasquin rappelle aussi comment la presse catholique contribua à exécuter les plus noirs desseins nazis à la veille du conflit.

Tout était-il perdu pour autant ? Non, car dans l’adversité, catholiques et maçons se retrouvèrent, par exemple au camp d’Esterwegen où une loge "Liberté chérie" se déploya avec la complicité de prisonniers catholiques. Mais les plus grands espoirs de rapprochement naquirent lors du concile Vatican II. Certes, le fossé restait grand mais une frange de l’Eglise était prête à aller plus loin dans le rapprochement avec les maçons. Toutefois à la veille d’y parvenir, un certain cardinal Josef Ratzinger, fraîchement nommé à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi anéantit tous les espoirs et finit par radicaliser le point de vue de l’Eglise sur la maçonnerie. Sans réel espoir de retrouvailles, comme l’attestent les écrits de Mgr Michel Schooyans, proche de la direction romaine actuelle. Et pourtant, si l’on examine l’histoire des relations entre catholiques et maçons belges au cours de ces dernières décennies, il ne faut pas désespérer. Quoi qu’aient pu en penser les plus radicaux de l’Eglise belge, le cardinal Danneels est allé à la rencontre des maçons, dans un de leurs ateliers mais aussi en acceptant un vrai débat public avec le Grand Maître du Grand Orient de Belgique. Et les plus hauts responsables maçonniques n’ont plus de problème, tout au contraire, à s’exprimer dans une "Libre Belgique" qui a aussi beaucoup évolué, aux antipodes de celle qui publia juste avant la guerre des listes de maçons. Ce qui amène Hasquin a émettre le vœu que "celles et ceux qui se sentent suffisamment animés de la vertu de transgression rayonnent, la transmettent à d’autres individus pour les mettre en capacité de surmonter, en l’occurrence, les interdits dogmatiques ou ceux de l’habitude"...


"Les catholiques belges et la Franc-maçonnerie. De la rigidité Ratzinger à la transgression", Hervé Hasquin, Avant-Propos, 280 pp, 17,95€
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/698985/catholiques-et-francs-macons-vers-l-ere-de-la-transgression.html
images/icones/fleche3.gif  ( 615053 )la maçonnerie est condamnée par l'Eglise par jejomau (2011-11-11 08:13:34) 
[en réponse à 615038]

Les papes Clément XI, Benoît XIV, Pie VII, Léon XII, Pie IX, Léon XIII, Pie X, Benoît XV, Pie XI, Pie XII, Jean XXIII, Jean Paul II et Benoît XVI.. ont tous condamné la Franc-maçonnerie et rappelé l'excommunication qui frappe les catholiques y participant.

Encyclique de s. s. Clément XII à tous les fidèles de Jésus Christ, Salut et Bénédiction Apostolique, du 28 Avril 1738.
"In eminenti"..........

.........Nous défendons sérieusement et en vertu de la sainte obéissance, à tous et à chacun des fidèles de Jésus-Christ, de quelque état, grade, condition, rang, dignité et prééminence qu'ils soient, laïques ou clercs, séculiers ou réguliers, méritant même une mention particulière, d'oser ou de présumer, sous quelque prétexte, sous quelque couleur que ce soit, d'entrer dans les dites sociétés de Francs-Maçons ou autrement appelées, ou de les propager, les entretenir, les recevoir chez soi



Déclaration de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur les Associations maçonniques, du 26 Novembre 1983.

........Le jugement négatif de l'Eglise sur la franc-maçonnerie demeure donc inchangé parceque ses principes ont toujours été considérés comme incompatibles avec la doctrine de l'Eglise ; c'est pourquoi il reste interdit par l'Eglise de s'y inscrire. Les catholiques qui font partie de la franc-maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s'approcher de la Sainte Communion.
Les autorités ecclésiastiques locales n'ont pas la faculté d'émettre sur la nature des associations de la franc-maçonnerie, un jugement qui entraînerait une dérogation à ce qui est mentionné ci-dessus, conformément à l'esprit de la Déclaration du 17 Février 1981 de cette même Sacrée Congrégation(cf. AAS 73, 1981, pp. 240-241).
Le Souverain Pontife Jean-Paul II, au cours de l'audience accordée au sous-signé le Cardinal Préfet, a approuvé la présente Déclaration adoptée au cours de la réunion ordinaire de cette Sacrée Congrégation et en a ordonné la publication
".

Donné à Rome, au siège de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 26 Novembre 1983, Joseph Cardinal Ratzinger, Préfet,
Fr. Jérôme Hamer, o.p., Archevêque titulaire de Lorium, Secrétaire


Mais il est vrai qu'il existe une infiltration de l'Eglise par la Maçonnerie. Voici un lien qui l'évoque:

LIEN
images/icones/info2.gif  ( 615057 )Présence de la franc-maçonnerie dans l’Église par Vianney (2011-11-11 09:11:42) 
[en réponse à 615038]

L’abbé Aulagnier a publié récemment une étude sur ce sujet : Et si l’on parlait un peu de la présence de la Franc-maçonnerie dans l’Eglise.

Il fait état du témoignage d’un homme politique italien reproduit dans l’ouvrage 1962 : révolution dans l’Église de Don Mancillena, prêtre du diocèse d’Albano Laziale :

« En octobre 1958, environ sept ou huit jours avant le Conclave, je me trouvais au sanctuaire d’Oropa, à l’un des habituels repas du groupe Attilio Botto, industriel de Bielle qui aimait réunir autour de lui des professionnels des différentes branches pour discuter sur divers problèmes. Ce jour là était invité un personnage que je connaissais comme une haute autorité maçonnique en contact avec le Vatican. Celui-ci me dit, en me raccompagnant chez moi en voiture : « le prochain pape ne sera pas Siri, comme on le murmure dans certains cercles romains, parce que c’est un cardinal trop autoritaire. On va élire un pape de conciliation. Le Patriarche de Venise Roncalli a déjà été choisi. Je répliquai surpris : « choisi par qui ? » « Par nos maçons représentés au Conclave » me répondit sereinement mon courtois accompagnateur. Je demandais alors : « Il y a des maçons au Conclave ? ». « Bien sûr, m’entendis-je répondre, « l’Eglise est entre nos mains ». Je répliquais stupéfait : « Alors qui commande dans l’Eglise ? ». Après un bref silence, la voix de mon accompagnateur martela : « Personne ne peut dire où sont les sommets, les sommets sont occultes »


« Ainsi, conclut l’abbé Aulagnier faisant allusion aux projets de la Haute Vente dévoilés par Pie IX, le clergé marche sous l’étendard maçonnique tout en croyant toujours marcher sous la bannière des Clefs apostoliques. »