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il est un démon (Jn 6 70), et « mieux eût valu pour lui de n’être pas né » (Mt26 24). Qu’implique de telles affirmations ? Un malheur insondable. Car, s’il eût été préférable à Judas de n’être pas né, c’est non seulement son existence terrestre qu’il a à regretter (et, de fait, il la rejettera) mais, par conséquence, lui est échu de se haïr lui-même pendant l’éternité, puisque notre éternité est fonction de notre temporalité. Notre vie éternelle prend naissance dans notre vie mortelle ou elle ne sera jamais. Or le temps de Judas étant déclaré par Jésus pire que le non-être, il résulte qu’il ne peut rien en sortir de bon pour l’éternité…
«A) Dans l'Écriture Sainte, Jésus a - et par trois fois, formellement annoncé la damnation de Judas. [Jn 6:70; Mt 26:24; Jn 17:12]» (p. 131)
«B) La Tradition témoigne de la Foi de l'Église en la damnation de Judas. (1) L'Église célèbre la fête de chaque Apôtre, Elle ne fête pas et n'a jamais fêté celle de Judas... C'est la preuve qu'Elle a toujours cru qu'il n'était pas en Paradis. (2) Sachant que Judas n'était pas en Paradis, l'Église n'a jamais non plus prié pour qu'il y aille... c'est la preuve qu'Elle a toujours cru qu'il n'était pas non plus au Purgatoire.» (p. 134)
«C) Le Magistère de l'Église enseigne aussi que Judas est en enfer. Saint Pierre, le premier Pape, dans l'exercice de son magistère universel et infaillible, lors du premier synode des évêques réunis par et sous son autorité suprême, enseigne que Judas «est allé dans son lieu à lui» [Ac 1:25]» (p. 134) De plus, trois passages du Catéchisme du Concile de Trente (le Magistère ordinaire) disent que «Judas n'a pas profité de la Rédemption et qu'il a perdu son âme» (p. 135)