Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-04-05 08:01:09 |
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CHAPITRE XVI.
(SUITE DU PRECEDENT).
En un mot, qui a formé et qui conserve la grande nation catholique, dont les lumières et les vertus la font briller au milieu des nations, comme le soleil parmi les astres du firmament ? N’est-ce pas le Saint-Esprit ? Et n’est-ce pas là un magnifique et perpétuel témoignage que ce divin Esprit se rend à Lui-même et à la divinité de Celui qui L’a envoyé ? (Corn. a Lap., in Jean., VIII, 39).
Ainsi, des prodiges deux fois mystérieux par le temps où ils s’accomplissent, et par la similitude avec d’autres prodiges, accompagnaient la naissance de l’Église. Quinze cents ans auparavant, à la création de la Synagogue sur le Sinaï, la montagne fut ébranlée jusque dans ses fondements.
Pendant que du sommet sortaient des torrents de flammes et de fumée, Moïse descendit, le visage enflammé, pour proclamer en présence du peuple d’Israël les préceptes du décalogue. Aujourd’hui le mont Sion remplace le Sinaï. Aujourd’hui parmi les mêmes signes est fondée l’Église de la nouvelle alliance. Nouveau Moïse, Pierre annonce aux Juifs étonnés la fin de l’ancienne loi, l’accomplissement de toutes les prophéties et la résurrection des corps, opérée dans la personne du Christ, prémices des ressuscités.
Il était environ neuf heures. La foule sortait du temple, où elle venait d’assister au sacrifice du matin, lorsqu’elle entendit le bruit de la tempête, vit la maison trembler, et des hommes tout inspirés en sortir pour parler au peuple. Au lieu de regagner sa demeure, chacun accourt sur la place du cénacle.
Merveilleux contraste ! Aujourd’hui tous les peuples qui sont sous le ciel, et qui s’étaient autrefois séparés à Babel, se retrouvent ensemble dans leurs représentants, et ne forment qu’une seule et même société.
Il y avait, en effet, à Jérusalem, en ce moment, des hommes appartenant aux trois branches de l’humanité et aux trois langues mères, parlées sur la terre. Parmi les enfants de Sem, il y avait des Élamites, des Mésopotamiens, des Lydiens, des Arabes et des Juifs. Les descendants de Cham étaient représentés par des Égyptiens, des Cyrénéens, des habitants de la Colchide, des Chananéens ou Phéniciens. Les fils de Japhet, par des Romains, des Grecs, des Parthes, des Mèdes, des Crétois, des Pamphyliens, des Cappadociens, des Phrygiens. (Act., II, 9, etc).
Source : Livres-mystiques.com
CHAPITRE XVI.
(SUITE DU PRECEDENT).
«Tous ces peuples, quoique parlant des langues différentes, comprenaient les discours des apôtres. Il se faisait en ce jour le contraire de ce qui s’était passé à Babel. Là, l’esprit de Dieu était descendu pour confondre le langage des hommes et les forcer ainsi à se séparer. Ici, il descend encore, et les langues, qui s’étaient divisées alors, se retrouvent dans un même langage compréhensible pour tous. Appelés désormais à ne faire qu’une seule famille, tous les peuples se reconnaissent aujourd’hui, devant les représentants de Dieu, comme les enfants d’un même Père. La parole qui leur est annoncée est la parole catholique. C’est pour cela que toutes les tribus de la terre se retrouvent aujourd’hui formant une seule société spirituelle et visible à la fois, par le lien de cette religion qui réunissait à l’origine les peuples et les langues. Aussi les Pères de l’Église ne craignent pas d’appeler les faits qui s’accomplissent aujourd’hui la contrepartie de Babel. (Sepp, Hist. de Notre-Seigneur Jésus-Christ, t. II, 1258, etc).
Au nom de tous écoutons saint Augustin. « A Babel, Satan, l’esprit d’orgueil, le père du dualisme, brisa en morceaux l’unique et primitive langue du genre humain. Au cénacle, le Saint-Esprit rétablit l’unité de langage. La raison pour laquelle les apôtres parlent les langues de toutes les nations, c’est que le langage est le lien social du genre humain. Cette unité de langage exprimait l’unité sociale de tous les enfants de Dieu, répandus parmi toutes les tribus de la terre. Et comme aux premiers jours de l’Église celui qui parlait toutes les langues était connu pour avoir reçu le Saint-Esprit ; de même aujourd’hui on reconnaît pour avoir reçu le Saint-Esprit celui qui parle de bouche et de cœur la langue de l’Église, répandue parmi toutes les nations.
Cependant, à ce miracle sans analogue dans l’histoire, la multitude fut stupéfaite. Elle en perdait l’esprit, au point que quelques-uns s’écrièrent : Ces hommes sont ivres de vin nouveau : Musto pleni sunt. Ivres de vin nouveau, au mois de mai ! c’est la meilleure preuve que vous ne savez ce que vous dites. Toutefois, vous avez raison ; ces hommes sont ivres, ivres d’un vin nouveau ; ils sont fous ; mais ivres et fous autrement que vous ne pensez. « Le vin nouveau qu’ils ont bu, dit éloquemment saint Cyrille de Jérusalem, c’est la grâce du Nouveau Testament. Il vient de la vigne du Saint-Esprit qui plusieurs fois déjà avait enivré les prophètes de l’ancienne alliance et qui refleurit en ce jour pour enivrer les apôtres. Comme la vigne naturelle, demeurant toujours la même, donne chaque année de nouveaux fruits ; de même la vigne spirituelle, le Saint-Esprit, toujours le même, opère aujourd’hui, dans les apôtres, ce qu’il opérait dans les prophètes» (Catech., XVII).
Source : Livres-mystiques.com
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