Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-03-08 21:29:15 |
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CHAPITRE XIV
(SUITE DU PRÉCÉDENT).
Telle était l’universalité et la vivacité de cette croyance que,-suivant une tradition des Juifs, consignée dans le Talmud et dans plusieurs autres ouvrages anciens, un grand nombre de gentils se rendirent à Jérusalem vers l’époque de la naissance de Jésus-Christ, afin de voir le Sauveur du monde, quand Il viendrait racheter la maison de Jacob (Talmud, c. XI).
En résumé, deux faits sont certains comme l’existence du soleil.
Premier fait : jusqu’à la venue du Verbe Incarné, tous les peuples de la terre ont attendu un libérateur.
Second fait : depuis la venue de Notre-Seigneur, cette attente générale a cessé.
Que conclure de là ? Ou que le genre humain, instruit par les traditions de son berceau, et par les oracles des prophètes, s’est trompé en attendant un libérateur et en reconnaissant pour tel Notre-Seigneur Jésus-Christ ; ou que Notre-Seigneur Jésus-Christ est véritablement le Désiré des nations : il n’y a pas de milieu. C’est ainsi que la terre fléchit le genou devant Lui et Le reconnaît pour son rédempteur : Omne genu flectatur terrestrium.
L’enfer lui-même ne pouvait rester étranger à l’avènement du Messie. C’était pour lui une question de vie ou de mort. Combien de fois dans l’Évangile nous voyons les esprits immondes, non seulement céder aux ordres de Jésus, mais encore le proclamer Fils de Dieu !
Si répété qu’il fût, cet hommage individuel ne suffisait pas. Devant le Verbe éternel, le Verbe vivant, descendu sur la terre pour instruire le monde, le Verbe démoniaque, Satan et ses oracles devaient rester muets. Il fallait même, par un juste retour, que leurs derniers accents fussent une proclamation solennelle de la divinité et de la venue, sur la terre, de Celui qui les réduisait au silence.
A ce sujet, Plutarque, dans son livre de la Chute des oracles, rapporte une histoire merveilleuse. C’est un dialogue entre plusieurs philosophes romains, dont l’un s’exprime de la manière suivante :
« Un homme grave et incapable de mentir, Épitherse, père du rhéteur Émilien, que quelques-uns de vous ont entendu, et qui était mon compatriote et mon maître de grammaire, racontait qu’il fit un voyage en Italie, sur un vaisseau qui avait à bord des objets de commerce et beaucoup de passagers.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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