CIA ou de Reuters/AP/AFP ce qui est synonyme.
Au passage, aucune des "informations" sur les paroisses gréco-catholiques et catholiques latines ne figure dans l'article donné en référence.
On résume la pensée et les rancoeurs "ukrainiennes" envers la politique logique d'équidistance du Saint-Siège inaugurée par François et poursuivie en un mode pacellien - invisible du public, purement diplomatique en coulisse - par Léon XIV.
L'archevêque majeur de l'Église gréco-catholique ukrainienne, massivement présente dans la partie ouest de l'Ukraine de 1991 et très peu dans le reste du pays à dominante orthodoxe (sous trois obédiences) est évidemment l'écho, en sourdine et avec une parole mesurée j'en conviens, du régime de Kiev et des espérances déçues des tenants du coup d'État de Maidan en 2014.
Le début est honnête oui : "Le pontificat de Léon XIV a hérité d’un dossier ukrainien qui ressemble à s’y méprendre à un champ de mines. Pour ce pape venu de Chicago, le défi est double : faire oublier sa nationalité américaine aux yeux des Russes et maintenir ouverte la porte du dialogue. C’est ce que les experts appellent la diplomatie du « bas bruit »."
Difficile en effet de "faire oublier" la responsabilité de Washington depuis 2014, de Victoria Nuland, de la CIA et de l'Otan, le tout confirmé dans les millions de fiches Epstein, ce dernier indiquant que l'Ukraine était un intéressant terrain de chasse et de prédation à ses complices du vaste réseau mondial.
"À la surface, tout est gelé. Le Patriarche Kirill de Moscou, qui a pris les habits d’aumônier général du complexe militaro-industriel russe, ne répond plus aux invitations romaines." (sic)
Venant du complexe militaro-industriel OTAN-UE hyper agressif, invasion du Liban, génocide à Gaza et guerre monstrueuse pour l'anéantissement de l'Iran, engageant le monde sur la voie d'une guerre mondiale et d'une crise économique sans précédent, pour n'évoquer que des faits tristement actuels, c'est comme on dit à Lyon, l'hôpital qui se moque de la Charité.
Pour le reste, je ne vois pas dans l'article la contribution sérieuse de Mgr Chevtchouk pour une paix raisonnable sur les bases acceptées par Kiev en 2022 à Istanbul. Mais je ne sais pas tout et peut-être l'ami Ludwik a des informations plus solides à ce sujet car, si la diplomatie vaticane évolue à "bas bruit", le mutisme et l'absence d'initiatives pour simplement dénoncer et contrer la rhétorique belliciste occidentale que ce soit pour la guerre OTAN-UE contre la Russie comme le martyre de la Palestine, du Liban, de la Syrie et maintenant du peuple iranien avec les inévitables répercussions sur tout le Proche Orient, ce mutisme et cette passivité de nos Églises européennes ensemble, de l'Église américaine, canadienne etc. paraissent accablants à l'historien.
Je me souviens des pages des bulletins paroissiaux (!) contre la guerre américaine au Vietnam et ses horreurs dans les années 1960, j'ai en mémoire d'avoir participé avec un million d'êtres humains à Paris à une grande manifestation contre la guerre américaine d'Irak, de veillées de prière pour la paix au Liban et d'une grande messe célébrée par feu le cardinal Lustiger pour la paix en Côte d'Ivoire ... mais en 2026, alors que le bellicisme atteint un niveau jamais vu depuis les années 1935-1940 ... le "bas bruit" l'emporte pour ne pas dire l'indifférence totale en Europe du moins chez ce qui reste de chrétien. Le reste du monde semble avoir gardé plus de sens moral.
A méditer pour ce dimanche et au-delà du Carême :
" Heureux les pacifiques, car ils seront appelés enfants de Dieu ! " (Matthieu 5,9 version chanoine Crampon) celle utilisée par Maurice Denis pour ses fresques de la chapelle Saint-Louis.
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