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Les fondements humbles et raisonnables du jeûne décrits par Notre Dame
par Eti Lène 2026-02-25 13:24:22
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Révélée à la vénérable Marie d'Agréda, tel quel. Je précise à toutes fins utiles, que Notre Dame se réfère tout le temps dans ce livre à la nécessaire obéissance due aux prêtres par les religieuses, qui est au dessus du jeûne en lui-même. Les jeûnes excessifs, ou qui nuisent au devoir d'état, ou qui sont recherchés uniquement par vanité, ne sont pas agréés de Dieu. Voici les propos de Notre Dame commentant le temps juste après sa naissance, qui par ailleurs avait une nature plus fragile que les autres, et dont le danger de la priver de nourriture était plus grand que pour les autres nourrissons :

"Je ne fus pas plutôt venue au monde, et je n'eus pas plutôt vu le jour, que je sentis les influences des planètes et des astres, la terre qui me recevait, les aliments qui me nourrissaient, et toutes les autres causes de la vie. Je rendis des actions de grâce infinies à Celui qui en est l'auteur, reconnaissant ces œuvres pour un bienfait singulier qu'il me faisait, et non point pour une obligation qu'il me dût. C'est pourquoi, lorsqu'il me manquait ensuite quelque chose de celles dont j'avais besoin, je déclarais et j'avouais sans me troubler, au contraire avec une sensible joie, que l'on pratiquait à mon égard ce qui était raisonnable, parce que tout ce que l'on me donnait était par grâce, sans l'avoir mérité, et que l'on m'aurait fait justice de m'en priver. Or sachez, ma fille, qu'en me faisant ce discours à moi-même, je reconnaissais une vérité que la raison humaine ne peut nier ni ignorer; quel est donc le jugement des hommes, lorsque manquant de quelque chose qu'ils souhaitent avec plus de passion et qui leur est le plus souvent nuisible, ils s'attristent et s'emportent les uns contre les autres, s'irritant même contre Dieu, comme s'ils en recevaient quelque tort? Qu'ils s'interrogent eux-mêmes, de quels trésors et de quelles richesses ils étaient en possession avant que de recevoir la vie. Quels services rendirent-ils au Créateur afin qu'il la leur donnât? Et si le néant ne pouvait acquérir autre chose que le néant, ni mériter l'être qu'on lui donna dans ce même néant, quelle obligation de justice y a-t-il de lui conserver ce qu'on lui a donné par grâce? Lorsque Dieu l'eut créé, ce ne fut pas un bienfait que sa Majesté se fit à elle-même, mais au contraire il le fut aussi grand pour la créature que l'étaient l'être et la fin pour laquelle on le lui donnait. Et si en recevant l'être il contracta une dette qu'il ne pourra jamais payer, qu'il dise le droit qu'il a maintenant, afin que lui ayant donné l'être sans l'avoir mérité, l'on soit dans l'obligation de le lui conserver après s'en être si souvent rendu indigne? D'où tirera-t-il le contrat et la caution, afin que rien ne lui manque?"

     

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