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Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
par ami de la Miséricorde 2026-02-20 20:48:11
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CHAPITRE XII
(SUITE DU PRÉCÉDENT)


Depuis la prévarication primitive, un anathème spécial pesait sur la femme : il fallait qu’une femme vînt le lever. Il le fallait, afin que le Prince de la Cité du mal eût la honte d’être vaincu par celle-là même, dont il s’était fait un instrument de victoire. Il le fallait, pour que la femme, principale cause de la ruine de l’homme, le devînt de son salut.

Coupable messagère du démon, elle avait porté la mort à l’homme ; bienfaisante messagère de Dieu, elle devait lui rapporter la vie (De Symbol, ad catechum., tract. III, § 4). Le genre humain le savait ; toutes les traditions de l’ancien monde plaçaient la femme à la tête du mal : toutes les traditions du monde nouveau devront la placer à la tête du bien.

En se redisant les unes aux autres : C’est la femme qui est la cause de tous nos malheurs (Eccles., XXV, 33), les générations antiques avaient accumulé sur la tête de la femme une masse de haine et de mépris, qui avait fait de l’ancienne compagne de l’homme le plus abject et le plus misérable des êtres. En se répétant jusqu’au seuil de l’éternité.

C’est à la femme que nous devons tous nos biens, les générations nouvelles environneront la femme d’une vénération et d’une reconnaissance, qui en feront l’être le plus respecté et le plus saintement aimé de tous ceux que Dieu a tirés du néant.

Vierge et mère, Marie est ce que fut la femme dans la pensée du Créateur : l’aide de l’homme, semblable à lui : Adjutorium simile sibi. Elle-même enfante des filles semblables à elle, mères comme elle, et mères dignes de ce nom ; vierges comme elle, et vierges dignes de ce nom.

Comme Marie avait résumé en elle toutes les gloires des femmes bibliques, ses préparations et ses figures : ainsi elle communique ses qualités aux femmes évangéliques, sa continuation et son prolongement. Toutes sont ses filles ; mais quelles que soient leurs richesses et leurs beautés.

Marie les surpasse toutes. Agnès est sa fille, Lucie est sa fille, Cécile est sa fille, Agathe est sa fille, Catherine est sa fille. Toutes ces vierges, toutes ces femmes resplendissantes de vertus, riches de mérites et de gloires, sont filles de Marie, mais elle les surpasse toutes. (S. Bonav., in Specul., c. II).

Il faudrait parcourir les annales de tous les peuples catholiques, si l’on voulait nommer ces femmes nouvelles, glorieuses filles de Marie ; ces mères de famille si grandes, si respectées, si chéries et si dévouées ; ces vierges héroïques, fleurs gracieuses du jardin de l’Époux ; abeilles infatigables qui, des vertus les plus rares, composent un baume souverain pour toutes les maladies.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

     

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