Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-02-19 22:04:36 |
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CHAPITRE XII
(SUITE DU PRÉCÉDENT)
D’une part, l’Église n’hésite pas à lui faire hommage de la destruction de toutes les hérésies : cunctas hæreses sola interemisti in universo mundo. D autre part, elle lui donne le nom glorieux de Secours des chrétiens : Auxilium christianorum.
Par les splendides sanctuaires élevés en son honneur sur tous les points du globe, par les manifestations enthousiastes de leur confiance filiale, de leur amour et de leur reconnaissance, les individus et les peuples répètent, depuis l’origine du christianisme, d’une voix que jamais l’impiété ne pourra réduire au silence :
Marie est le secours des chrétiens, la colonne de l’Église, la terreur de Satan, l’espérance des désespérés, la consolatrice des affligés, la santé des malades, le salut du monde, la pierre angulaire de la Cité du bien.
La synagogue fait écho à l’Église, et, par la bouche de ses docteurs, elle proclame les gloires, la puissance et les beautés de la Vierge de Juda. «C’est, disent-ils, par amour pour la Vierge immaculée que Dieu a créé le monde.
Non seulement Il l’a créé par amour pour elle, mais par amour pour elle Il le conserve. Depuis longtemps, les crimes du monde l’auraient fait périr, si la puissante intercession de la douce Vierge ne l’avait sauvé» (R. Onkelos, apud Cor. a Lap., in Prov., VIII, 22). Saint Bernard montre que la foi la plus orthodoxe ne trouve aucune exagération dans les paroles des rabbins, lorsqu’il s’écrie :
«C’est pour Marie que toute l’Écriture a été faite ; pour elle que tout l’univers a été créé. Pleine de grâce, c’est par elle que le genre humain a été racheté, le Verbe fait chair, Dieu humble et l’homme Dieu» (Serm. V in Salve regina).
Épouse du Saint-Esprit, Mère du Verbe, pierre angulaire de la Cité du bien, chef-d’œuvre de beauté intérieure et extérieure, Marie est la perle de l’univers. Tant de glorieuses prérogatives sont-elles le dernier mot de sa création ? Nullement.
Par un privilège unique, Marie réunit en elle les deux gloires incompatibles de la femme, la virginité et la maternité.
Vierge et mère, mystère de sainteté et mystère d’amour ; mystère de grâce, de pudeur, de timide modestie et mystère de courage et de dévouement sublime ; type d’une femme nouvelle, inconnue de l’ancien monde ; souche éternellement féconde d’une glorieuse lignée de femmes, vierges par leur pureté sans tache et mères par l’héroïsme de leur charité : telle est Marie et telle elle devait être. (S. Bern., Serm. IV, in Assumpt).
Source : Livres-mystiques.com
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