Histoire du mercredi des Cendres - Bref article par Glycéra 2026-02-19 14:26:16 |
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En espérant que cela pourra vous éclairer.
J'ai bien aimé faire cette collecte de renseignements.
Pourrez-vous me dire si des erreurs s'y sont glissées ?
Merci de votre relecture
Glycéra
Mercredi des Cendres
• Genèse (2, 7) « Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. »
• Jonas (3, 6) « La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre. »
• Jérémy (6, 26) « Ô fille de mon peuple, revêts-toi de sac et roule-toi dans la cendre ! Prends le deuil comme pour un fils unique. »
Juste avant la période du Nouveau Testament, les rebelles qui combattaient pour l'indépendance juive, les Maccabées, se préparaient au combat en utilisant des cendres : « Ce jour-là, ils jeûnèrent et portèrent des sacs ; ils se couvrirent la tête de cendres et déchirèrent leurs vêtements » (1 Maccabées 3:47 ; voir aussi 4:39).
À partir du IVe siècle, certaines églises appliquent ce rite afin de marquer le début d’un chemin de pénitence pour les personnes rendues coupables de péchés graves (apostasie, meurtre, hérésie, adultère). Recouvertes de cendres (et donc reconnaissables), celles-ci sont excommuniées temporairement de l’Église et doivent observer un temps de pénitence. Elles reçoivent ensuite l’absolution lors du Jeudi saint.
En 325, le Concile de Nicée préconise un jeûne de quarante jours pour préparer Pâques.
C'est vers l’an 591 que le pape Grégoire Ier fixe le début du Carême au mercredi précédent le premier dimanche de la saison pascale. Le pape institue la coutume, en ce mercredi, de consacrer au service divin les cendres des rameaux bénis de l'année précédente. Fixé quarante-six jours (40 jours de semaine + 6 dimanches non jeûnés) avant Pâques, c’est toujours un mercredi. Il n’a donc jamais lieu à la même date et, en conséquence, il peut se dérouler entre le 4 février et le 10 mars.
Pour les Églises d’Orient, le début du Carême a lieu quarante-huit jours avant Pâques et commence lors du Lundi Pur.
À Rome, au VIIIe siècle, la première messe du Carême était célébrée par le pape dans la basilique Sainte Sabine, après une procession sur la colline de l’Aventin, tradition qui a été conservée jusqu’à nos jours.
Au Haut Moyen Âge, lors de cette procession d’entrée en Carême, on chantait l’hymne Immutemur habitu in cinere et cilicio (« Changeons de conduite, sous la cendre et le cilice »). Dans les pays rhénans, au Xe siècle, ce texte liturgique qui, à Rome, était pris au sens spirituel, revête une forme d’expression sensible avec l’institution du rituel de l’imposition des cendres. Le mercredi des Cendres était né. Cet usage rhénan s’étend rapidement au reste de l’Europe. En 1091, le concile de Bénévent (sud de l’Italie) décrète ainsi que « le mercredi des Cendres, tous les clercs et laïcs, hommes et femmes, recevront les cendres ». Au XIIe siècle, ce rite est attesté à Rome mais ce n’est qu’au siècle suivant que le pape lui-même se soumettra à cette démarche pénitentielle.
Jusqu’au Moyen-Âge, le rite d’imposition des cendres est public. Il concerne uniquement les pénitents qui doivent respecter une période de quarante jours et durant laquelle ils sont exclus de la communauté chrétienne, avant d’être réintégrés à Pâques.
La première prière pour la bénédiction des cendres date du XI°. Lors du synode de Bénévent (1091), le pape Urbain III recommande la coutume de l’éparpillement des cendres pour toute l’Église[
Les pénitents vivaient en marge de leur famille et de la communauté chrétienne pendant les quarante jours du Carême. Le sac qu’ils revêtaient et la cendre, dont ils étaient couverts, permettaient de les reconnaître lors des assemblées ou aux portes de l’église où ils étaient relégués. Cette pratique pénitentielle impliquait de s’abstenir de viande, d’alcool, de bain, de se faire couper les cheveux, de se rase et de gérer ses affaires. Cette coutume de se couvrir la tête de cendres, et à l’origine de se revêtir aussi d’un sac, est une ancienne pratique pénitentielle qui remonte au peuple hébreu. (Jonas 3, 5-9, Jérémie 6, 26 ; Matthieur 11, 21)
À partir du XIe siècle, la pratique s’étend à l’ensemble des fidèles. Marqués au front par la croix de cendres, les croyants sont d’abord invités à se confesser puis à entreprendre un chemin personnel de repentance.
La formule rituelle est : "Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière" (Genèse 3, 19).
Depuis la réforme liturgique instituée par le Concile Vatican II, le rite prend une autre tournure : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 15). Pendant toute la période du Carême, les chrétiens suivent une voie de conversion, de prière et de retour à Dieu.
Le symbole des cendres va au-delà de la représentation de la mort. C’est également un symbole de renaissance : comme le feu détruit la matière dont il s’empare, les cendres peuvent fertiliser la terre, permettant ainsi à la vie de renaître. Ce symbole est une invitation à la conversion par un chemin d’humilité.
Cela dit aussi : rassemble tes miettes, ce que tu as dispersé dans tes choix, que tu as fractionné en séparant esprit/âme/corps, et retrouve l’unité de ton être.
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