Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-02-19 12:24:19 |
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CHAPITRE XII
(SUITE DU PRÉCÉDENT)
De son côté, saint Bernard, sondant avec sa pénétration ordinaire les mystères de Marie, demande pourquoi l’archange Gabriel lui annonce l’état de sainte Élisabeth ? Il répond : «L’état de sainte Élisabeth est manifesté à Marie, afin qu’étant informée tour à tour de l’arrivée du Précurseur et de l’arrivée du Verbe, elle connût le temps et l’ordre des événements, de manière à pouvoir plus tard révéler aux apôtres et aux évangélistes la vérité dont elle avait été dés l’origine pleinement et divinement instruite» (Hom. IV sup. Miss).
Non seulement l’auguste Mère nourrit la jeune Église des plus doux et des plus importants mystères, elle la fortifie, la console et lui assure une glorieuse immortalité. La Passion de son divin Fils ne doit pas finir au Calvaire.
Là, elle ne fait que commencer, pour se perpétuer dans les frères du Verbe Incarné, sur tous les points du globe, jusqu’à la fin des siècles. Le jeune et courageux diacre Étienne est arrêté, jugé, condamné à mort. Marie ne l’abandonne pas plus qu’elle n’avait abandonné son fils montant au Calvaire.
Descendue au fond de la vallée de Josaphat, non loin du torrent de Cédron, où le jeune diacre doit être lapidé, la douce Vierge, accompagnée de saint Jean, se met à genoux et les prières de la Reine des martyrs obtiennent la palme de la victoire au premier des martyrs (Corn. a Lap.., in Act. VII, 57).
Le feu de la persécution s’allume de plus en plus : les apôtres ont besoin de conseils, les fidèles de consolations. Marie se fait toute à tous ; l’Église de Jérusalem est une famille dont elle est la mère. Autour d’elle se réunissent ses enfants ; chacun lui expose ses douleurs et ses craintes.
Nul ne la quitte sans être éclairé et consolé (S. Ignat. martyr. Epist apud Canis., De Maria Deip., lib. V, c. I). Heureux entretiens ! dont une heure s’achèterait au prix d’une vie de quatre-vingts ans. Ce que saint Augustin dit de sa bonne mère doit à plus forte raison se dire de Marie : « Elle était, ô mon Dieu, la servante de vos serviteurs, elle prenait soin d’eux, comme si tous avaient été ses fils, et elle se prêtait à leurs désirs comme si de tous elle avait été la fille ». (Confess., lib. IV, c. IX).
La mission de consoler l’Église, de l’encourager, de la protéger, ne finit pas avec la vie mortelle de la sainte Vierge. Impérissable comme la parole qui en est le titre, elle durera autant que les siècles. Voilà votre enfant, ecce filius tuus, lui dit le Sauveur mourant. Tant que cet enfant voyagera dans la terre d’exil, exposé aux attaques du prince de la Cité du mal, il aura besoin de vous ; vous lui tiendrez lieu de mère, ecce filius tuus. La fidélité de Marie au divin mandat est écrite dans toutes les pages de l’histoire.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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