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Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
par ami de la Miséricorde 2026-02-17 22:08:47
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CHAPITRE XII
(SUITE DU PRÉCÉDENT)


C’est elle qui, avant la dispersion des apôtres, ouvre sa bouche au milieu de l’assemblée des Saints et envoie, comme la rosée, les paroles de sa sagesse pour éclairer les princes de l’Église (Eccl., XV, 5. - Ps. CIV, 21). Comment les apôtres et les disciples auraient-ils pu connaître, si la sainte Vierge ne les en avait instruits, les mystères de la sainte enfance et de la vie cachée de Notre-Seigneur ?

Quelle autre que la divine Mère pouvait leur raconter l’annonce du Précurseur, la visite de Gabriel et son entretien avec Marie, la visite à sainte Élisabeth, la sanctification de Jean-Baptiste dans le sein de sa mère, le cantique virginal, la naissance admirable de Jean-Baptiste et le cantique de Zacharie, la naissance du Sauveur, Sa circoncision, Sa présentation au Temple, le cantique et la prophétie de Siméon, l’arrivée des mages, la fuite en Égypte, le retour à Nazareth, l’enseignement de Jésus au Temple, Sa soumission à Ses parents et une foule d’autres particularités ?

Où étaient les témoins de ces mystères, accomplis la plupart dans le secret de la vie domestique ? Qui les connaissait comme Marie ? Elle seule pouvait les apprendre aux apôtres. Ceux-ci, à leur tour, en ont instruit le genre humain, en consignant dans l’Évangile le récit de l’auguste Mère. Saint Luc en particulier s’attache à décrire les premières circonstances de l’Incarnation du Verbe.

« J’ai écrit, dit-il, d’après le récit de ceux qui ont vu de leurs yeux, dès le commencement, et qui ont été les ministres du Verbe» (Luc., I, 2). Sans doute il existait encore beaucoup de témoins qui avaient assisté au commencement de la prédication du Sauveur, qui avaient vu ce qu’Il faisait et entendu ce qu’Il disait.

Mais jusqu’à sa trentième année, Marie seule le savait, seule elle pouvait le dire, puisqu’à l’époque où saint Luc écrivait, saint Joseph était mort depuis longtemps (1. Avec la tradition la mieux fondée, le pape Benoît XIII enseigne que saint Joseph mourut au commencement de la prédication de Notre-Seigneur. Serm. LIV, Marian., p. 224, in-folio. Benevento, 1728.). De là vient que saint Luc, historien de la vie cachée, est appelé le secrétaire de la sainte Vierge, Notarius Virginis.

Ainsi, pour emprunter le langage de saint Hilaire, Marie seule apprit aux apôtres ce qui fut dès le commencement, ce qu’elle entendit, ce qu’elle vit de ses yeux. Ce qu’elle contempla, ce que ses mains touchèrent du Verbe de vie, ce qu’elle avait vu dans le secret, elle le manifesta publiquement.

Ce que ses oreilles seules avaient entendu, elle l’annonça sur les toits, afin que les prédicateurs apostoliques les fissent connaître au monde entier (Can. X in Matth). « Quelle reconnaissance nous devons à Marie, ajoute Eusèbe Émissène, pour avoir gardé tant de vérités importantes, que nous n’aurions jamais sues sans elle : Nisi enim ipsa conservasses, non ea haberemus».

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

     

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