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Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
par ami de la Miséricorde 2026-02-16 21:08:51
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CHAPITRE XII
(SUITE DU PRÉCÉDENT)


En retournant à Son Père, Notre-Seigneur laissait l’Église au berceau. Petite et tendre enfant, elle avait besoin de lait et de soins maternels : Il lui donne Sa mère pour nourrice, ecce Filius tuus. Toujours dévouée, Marie accepte cette fonction qui prolongera son exil, et s’en acquitte avec une sollicitude ineffable.

De ses prières, de ses exemples, de ses leçons, elle nourrit la jeune épouse de son fils, comme elle avait nourri de son lait virginal l’époux de l’Église, pendant qu’Il était enfant.

Ainsi que dans une maison, en l’absence ou après la mort du père, la mère prend soin de la famille et en fait les affaires ; de même, le chef de l’Église ayant cessé d’être visiblement présent au milieu d’elle, c’est Marie qui Le remplace (Corn. A Lap., in act. V, 42).

Voilà pourquoi les apôtres et les disciples l’entourent de leurs respects et de leur obéissance filiale. Cette mission de Marie explique sa présence au Cénacle avec les apôtres et ses prières continuelles pour leur obtenir le Saint-Esprit. (Dionys. Carthus., lib. IV, De præcon. B. M. V).

Elle explique la fidélité des apôtres à la consulter dans les affaires importantes. Possédant à elle seule plus de grâces et de lumières que tout le collège apostolique, lorsque les organes du Verbe ont besoin d’un supplément d’instruction, ou d’un témoignage pour confirmer l’interprétation des Écritures, ils ont recours à celle qui, pendant neuf mois, fut le siège vivant de la sagesse, Sedes sapientiæ.

De là vient que saint Bonaventure appelle Marie la maîtresse des maîtres, la maîtresse des Évangélistes. (Lucius dexter., Præfect. Prætor. Orient., in Chron., ad an. Chr, XXXIV. - Rupert., lib. I, in Cant. - S. Bonav., in Psalt. Mar).

Les beaux jours de la primitive Église nous la montrent dans l’exercice plénier de cette prérogative. Sa parole souveraine éclaircit tous les doutes, son autorité maternelle ramène toutes les divergences à l’unité. C’est elle qui, au concile de Jérusalem, tranche la question des observances légales :

question délicate, vivement discutée, cause de troubles sérieux pour l’Église naissante, et qui même un instant, avait divisé Paul et Céphas. « Non pas, dit Rupert, que Marie ait présidé le concile ; une pareille fonction ne convenait pas à une femme, mais elle en avait dicté les décrets» (In Cant. lib. I ; et Corn. a Lap., in Act., xv, 13).

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

     

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