Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-02-12 22:02:38 |
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CHAPITRE XI
LE SAINT-ESPRIT DANS LE NOUVEAU TESTAMENT, PREMIÈRE CRÉATION
Un savant panégyriste de la Sainte Vierge, le père d’Argentan donne une nouvelle raison de ce concours empressé. Rappelant le mot de saint Hésychius de Jérusalem, qui dit qu’en Marie était le complément de toute la Trinité, (Ser., de S. Maria Deip).
il écrit le commentaire suivant : « Il est vrai, en quelque façon, que Marie donne aux trois personnes de l’adorable Trinité un certain complément de perfection, qu’elles n’auraient jamais eu sans elle et qui va du moins à la gloire extérieure de Dieu.
« Commençons par le Père. On ne peut pas douter qu’Il ne possède la perfection infinie de la divine paternité, puisqu’il communique tout Son être à Son fils unique. Mais ce Fils, Lui étant égal en toute chose, ne peut Lui rendre aucun des devoirs de la piété filiale, service, obéissance, respect.
Ne semble-t-il pas, selon nos faibles idées, que ce serait un complément d’honneur pour le Père, si ce même Fils, demeurant toujours dans la possession de la majesté infinie, Lui obéissait et Lui rendait de profonds hommages ? Se voir adoré par un Dieu aussi grand que Lui, quelle gloire !
Qui la procure au Père ? Marie. Le Père qui voit avant tous les siècles Son fils naître de son sein, Son égal, le voit dans le temps naître du sein de Marie, Son inférieur, tellement dévoué et tellement soumis, qu’Il lui donnera Sa propre vie, sur une croix. Peut-on nier qu’à l’égard du Père, l’auguste Vierge ne soit le complément de la Trinité : universum Trinitatis complementum ?
« Quant au Fils, même raisonnement. Éternellement Il possède toutes les perfections, puisqu’il est Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu. Mais ce Verbe éternel de Dieu demeure caché dans le sein de Celui qui L’a produit.
Or, cette parole vivante de Dieu est, comme celle de l’homme, susceptible de deux naissances : l’une intérieure, l’autre extérieure. La première a lieu lorsque notre esprit conçoit une pensée qu’il garde en lui-même.
C’est ce que saint Athanase appelle le verbe ou la parole de l’entendement, verbum mentis. La seconde se fait lorsque, au moyen d’une parole sensible, nous produisons au dehors notre pensée. Cette parole extérieure, seconde naissance de l’intérieure, lui donne son complément.
Source : Livres-mystiques.com
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