"Léon XIV réaffirme le rejet du titre de co-rédemptrice de la Vierge Marie" par Vistemboir2 2026-02-03 16:29:29 |
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Traduction d’un article paru le 29 janvier 2026 sur le site Lifesitenews sous le titre : « Pope Leo doubles down on Vatican rejection of ‘Co-Redemptrix’ ? »
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En ces temps d'apostasie, d'impureté et de confusion, les fidèles n'ont pas besoin d'une Mère diminuée.
Jeudi matin 29 janvier 2026, le pape Léon XIV a publiquement fait l'éloge d'un document du Vatican qui a déjà déclenché l'une des plus graves controverses mariales de ces dernières décennies.
S'adressant au Dicastère pour la Doctrine de la Foi, le pape a salué la note doctrinale Mater Populi Fidelis, publiée sous l'égide du cardinal Víctor Manuel Fernández, personnage extrêmement controversé, notamment connu pour ses ouvrages sur le baiser et l'orgasme.
Léon XIV a loué le document de Fernández, affirmant qu'il « encourage la dévotion mariale populaire, en approfondissant ses fondements bibliques et théologiques, et offre en même temps des clarifications précises et importantes pour la mariologie ».
Alors que beaucoup affirmaient que seul Fernández était à l'origine du document, le pape a réaffirmé son soutien après en avoir initialement autorisé la publication et l'avoir signé.
Cependant, un nombre croissant de fidèles catholiques – évêques, prêtres, théologiens, et même d'anciens paroissiens du pape – estiment que ces « clarifications » ont une tout autre portée.
Selon eux, le document diminue le rôle de la Vierge Marie, restreint le langage catholique traditionnel et renie de fait des doctrines enseignées depuis des siècles par les papes, les saints et l'Église universelle.
Rappelons-nous le contenu du document. Mater Populi Fidelis déclare que le titre marial de « Co‑Rédemptrice » est « toujours inapproprié » et déconseille celui de « Médiatrice de toutes les grâces », arguant qu'il n'est pas clairement fondé sur la révélation et risque de créer la confusion.
Ce jugement a suscité l'inquiétude de certaines des plus hautes autorités catholiques actuelles.
Le Père Davide Pagliarani, supérieur général de la FSSPX, a déclaré que le document l'avait profondément marqué et l'a qualifié de « détrônement de la Vierge Marie » de ses titres traditionnels.
Il a célébré une messe de réparation, dénonçant le texte comme « une nouvelle attaque contre la Tradition et contre la Mère de Dieu elle-même ».
Pour être clair,le titre de Co-Rédemptrice ne signifie pas que Marie est égale au Christ – et l’Église ne l’a jamais enseigné.
Il signifie que, par la volonté de Dieu, Marie a coopéré de manière unique à l’œuvre rédemptrice du Christ : par son « fiat » lors de l’Annonciation, par sa Passion au Calvaire et par son union indéfectible à son Fils.
Les papes l’ont enseigné explicitement.
Le pape Pie XI a déclaré en 1933 : « Le Rédempteur ne pouvait faire autrement que d’associer sa Mère à son œuvre ; c’est pourquoi nous l’invoquons sous le titre de Co-Rédemptrice. »
Saint Jean-Paul II lui-même a utilisé ce titre à plusieurs reprises.
Ainsi, si le titre de « Co-Rédemptrice » est « toujours inapproprié », alors les papes, les saints, les mystiques et les docteurs de l’Église se sont trompés – une conclusion inacceptable pour les catholiques, surtout venant de Léon XIV et de Fernández.
Une seconde réfutation émane de la Commission théologique de l'Association mariale internationale, un organisme regroupant des cardinaux, des évêques et plus de 40 théologiens de renommée internationale, parmi lesquels Scott Hahn et Mark Miravalle.
Ils ont qualifié la note du Vatican de « recul doctrinal », car ce document occulte la doctrine que ces titres expriment. La Commission a souligné que de nombreux dogmes catholiques fondamentaux nécessitent des explications.
La Trinité.
Le titre de Mère de Dieu.
La transsubstantiation.
Selon la logique du Vatican, tout ce qui requiert une explication devient « inutile ».
Troisièmement, l'affirmation selon laquelle Vatican II se serait « abstenu » d'enseigner que Marie est Co-Rédemptrice est historiquement fausse.
Les théologiens soulignent que Lumen Gentium [§58] enseigne explicitement que Marie « souffrant cruellement avec son Fils unique, [est] associée d’un cœur maternel à son sacrifice ».
La doctrine est présente, même si le terme n'y figure pas.
De nombreux critiques soulignent l'insistance répétée du document du Vatican sur le fait que les titres mariaux ne doivent pas heurter la sensibilité protestante.
Le Père Pagliarani a qualifié cette préoccupation de « quasi pathologique ».
Mgr Bernard Fellay s'est montré encore plus direct. Il a qualifié le document de « pitoyable » et d'« insulte à Dieu », avertissant qu'il reflète un esprit protestant au sein de l'Église – un esprit qui ne peut tolérer le rôle que Dieu a donné à Marie dans l'économie du salut.
Mais l'opposition au document du Vatican s'étend jusqu'au cœur même du diocèse de Léon XIV.
À Chiclayo, au Pérou – où le pape Léon XIV a été évêque pendant huit ans – plus de 100 catholiques lui ont adressé une pétition officielle, l'exhortant à reconsidérer le document du Vatican qu'ils qualifient de « véritablement scandaleux » et de « nocif ».
Il ne s'agit pas d'universitaires. Ce sont des fidèles ordinaires – des gens qu'il était censé guider spirituellement. Ils écrivent que Mater Populi Fidelis a suscité une profonde tristesse parmi eux.
Ils expliquent que, le jour de la fête de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, leur curé s'est trouvé dans l'impossibilité de prêcher Marie Médiatrice de toutes les grâces.
Ils demandent au Pape :
« Pouvez-vous imaginer une chose pareille ? Quelle innovation néfaste que cette note doctrinale ! »
Ils vont plus loin.
« Ne faites pas souffrir ainsi notre pauvre Mère… Elle qui a tant souffert au pied de la Croix pour nous donner la vie. »
Quand les évêques, les théologiens, les prêtres les plus fidèles, et maintenant les simples laïcs, disent tous la même chose – que Marie est diminuée –, l'Église ne devrait-elle pas les écouter ?
En ces temps d'apostasie, d'impureté et de confusion, les fidèles n'ont pas besoin d'une Mère diminuée.
Ils ont besoin de la Femme que l’Écriture appelle « terrible comme une armée rangée en bataille » — celle que les saints et les papes appelaient la Co-Rédemptrice et Médiatrice de toutes les grâces, car Dieu lui-même a voulu sa coopération au salut des âmes et a choisi de nous donner par elle toute grâce et toute vérité.
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