j'ai été surpris par l'emploi bizarre de "moscovite" de même par Luc Perrin 2026-01-26 11:13:18 |
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qui est un anachronisme manifeste.
Dans la rhétorique anticommuniste des années 1920 à 1940 surtout, on parlait des "moscoutaires" pour évoquer le pouvoir bolchevique/communiste soviétique. Notre ami Ludwik a sans doute été influencé par ce vocabulaire d'une autre âge que même les media de propagande otanistes ne reprennent pas.
La vision de l'histoire russe à travers le prisme des Gréco-catholiques et lui seul entraîne des exagérations et des distortions évidentes.
- "continuité" entre l'empire russe qui avait le christianisme orthodoxe comme religion d'État et l'URSS, état communiste dont l'athéisme était un dogme enseigné partout dans le système scolaire et universitaire et les restrictions à la liberté religieuse la norme, c'est évidemment une énormité intellectuelle et historique.
- continuité dans le rejet de Rome, des influences de l'ancienne Pologne-Lituanie et par conséquent de ceux qui se rattachaient à Rome, oui cela est évident et ne fait pas discussion.
On retrouve la chose en Chine communiste avec l'Église "patriotique"(schismatique pleinement ou pas, il y a un éventail de positions à ce sujet et le Saint-Siège est toujours dans un entre-deux incertain qui n'est pas sans rappeler le même entre-deux entretenu avec la FSSPX).Déjà dans le Japon des shogun Tokugawa, le caractère étranger, d'allégeance au pape comme souverain étranger, avait suscité une persécution terrible, très, très très au-delà des 13 paysans martyrs de 1874. On compte par dizaines de milliers au Japon.
- le rapport privilégié Église-État et une soumission relative à travers les âges est caractéristique des Églises orientales en général et déjà plus qu'attesté dans l'empire byzantin. Mais on le trouve en Arménie en dehors de la sphère orthodoxe tout autant. Les communautés chrétiennes sous domination musulmane (califat abasside, empire ottoman) ont trouvé des modus vivendi de même.
L'inféodation des Églises catholiques latines nationales aux divers pouvoirs séculiers, combattue en théorie et en doctrine, a bien souvent été la règle de facto. En est-on toujours sorti partout, cela reste à voir... y compris pour la France laïque où prévaut un régime légal de "séparation" entre le Églises et l'État, doté de moult aménagements. Soyons modestes nous autres Latins en cette matière.
Les torts du passé sont là et il est juste de les connaître mais les Polonais post-partage catholiques latins ont subi un régime oppressif au XIXe tant dans la zone de la "Pologne du Congrès" (1814-1815) à compter du tzar Nicolas Ier que sous régime prussien protestant. C'est sous régime autrichien qu'ils ont pu être protégés.
Rien de spécifique à l'histoire russe on le voit ou aux seuls gréco-catholiques ukrainiens.
Rien qui justifie les actuelles persécutions de "Kiev" envers l'Église orthodoxe ukrainienne rattachée au Patriarcat de Moscou.
Rien qui justifie le bellicisme occidental et on peut invoquer l'intercession de ces 13 martyrs pour que les ferments de paix l'emporte sur les haines recuites.
Et au passage, une bonne raison pour défendre la "liberté religieuse", petit clin d'oeil à nos syllabusiens.
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