"Léon XIV perpétue la crise, mais la réponse du catholicisme traditionnel reste inchangée" par Vistemboir2 2026-01-13 10:41:39 |
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Traduction de l’article de Robert Morrison paru le 12 janvier 2026 sur The Remnant sous le titre : « Leo XIV Perpetuates the Crisis, but Traditional Catholicism’s Response Remains the Same ».
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Ces paroles sont vraies depuis que Jésus a fondé l'Église catholique et elles le resteront jusqu'à la fin des temps : il n'est pas nécessaire de connaître le pape ou la hiérarchie pour savoir que nous devons toujours affirmer ces vérités et les défendre lorsqu'elles sont attaquées.
Peu après l'élection du pape Léon XIV, Michael Matt a déclaré que « la révolution continue », une remarque qui reste l'une des descriptions les plus justes de ce qui s'est produit depuis le conclave. Pour bien comprendre cela, il faut cependant saisir la nature de la révolution à laquelle M. Matt faisait référence. Pour ceux qui partagent l'avis sur la révolution Vatican II des catholiques traditionalistes des années 1970, tels que Mgr Marcel Lefebvre et Michael Davies, il n'est pas nécessaire d'en dire plus. En outre, rien dans les propos ou les actes de Léon XIV depuis son élection le 8 mai 2025 n'a été particulièrement surprenant pour ceux qui comprennent ce que signifie la poursuite de cette révolution. Et si l'on veut connaître la position des catholiques traditionalistes sur cette révolution, il suffit de lire les écrits de Mgr Lefebvre, de Michael Davies et de divers autres défenseurs de l'immuable foi catholique des années 1970.
Voici, par exemple, un extrait d'un sermon de Mgr Lefebvre, prononcé le 25 mai 1975 et intitulé « La seule vraie religion », paru dans The Remnant le 6 mars 1976 [ici en français sur FSSPX- District de Suisse] :
"Par conséquent, nous devons, en ces temps où notre foi est attaquée de toutes parts, nous devons maintenir notre foi, d’une manière ferme, d’une manière inébranlable, et nous ne devons jamais accepter qu’il y ait quelque compromission dans l’affirmation de notre foi. Et je pense que c’est précisément le drame que nous vivons depuis dix, sinon quinze ans : le drame que nous vivons, la tragédie que nous subissons, c’est de voir que notre foi n’est plus affirmée d’une manière certaine, et que, par un faux œcuménisme, on en est arrivé, d’une certaine manière, à mettre toutes les religions sur le même pied, à apporter ce qu’on appelle le droit commun à toutes les religions."
"C’est Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même qui s’est donné le soin de faire notre sainte religion, de nous donner ce que nous avons à faire, de se donner lui-même dans la sainte Eucharistie par le saint sacrifice de la messe. Que pouvons-nous demander de plus ? Quelle est la religion, n’est-ce pas, qui peut prétendre posséder une telle chose ? Pourquoi ? Parce que la seule véritable religion est la nôtre, celle de l’Eglise catholique. Et ceci est d’une importance capitale, capitale dans notre conduite, capitale dans notre religion, capitale aussi dans la conduite que nous aurons vis-à-vis de l’humanité qui ne croit pas à notre sainte religion. Ceci est très important, parce que nous devons avoir précisément vis-à-vis de ceux qui ne croient pas, vis-à-vis de ceux qui n’ont pas notre foi, une charité immense, la vraie charité. Ne pas les tromper en leur disant : « Votre religion vaut la nôtre ». Ceci est un mensonge, et ceci est de l’égoïsme, ceci n’est pas de la vraie charité."
"Léon XIV a hérité de ce régime du Vatican qui, cruellement, offre des pierres à ceux qui demandent du pain et jette des serpents à ceux qui demandent du poisson. Nous ne nous attendions pas à ce qu'il renverse du jour au lendemain la révolution Vatican II, mais trois mois suffisent amplement pour qu'il dénonce au moins les hérésies galopantes qui sévissent parmi ses évêques et assure aux catholiques traditionalistes qu'ils ne seront plus persécutés par Rome. Chaque jour de silence de Léon XIV ne fait qu'aggraver la cruauté de la révolution Vatican II…"
"Voilà ce que je souhaite pour vous, mes bien chers frères, et en cela nous devons être fermes, quoi qu’il arrive. Jamais nous ne devons accepter de diminuer notre foi, et s’il arrivait, par malheur, que ceux qui doivent défendre notre foi viennent à nous demander de la diminuer et de l’atténuer, alors nous devons dire : NON. Comme l’a dit si bien saint Paul : « Si un ange du Ciel descendait, ou si moi-même je vous disais quelque chose de contraire à la foi, ne l’écoutez pas. » Eh bien, cette phrase, je pense, résume précisément ce que je voulais dire, afin que, retournant chez vous, vous ayez ce courage, cette force, malgré les difficultés, malgré les épreuves, de maintenir envers et contre tout, pour vous, pour vos enfants, pour les générations futures, la foi que Notre-Seigneur Jésus-Christ nous a donnée, afin que le chemin du Ciel ait encore de nombreux pèlerins, que le chemin du Ciel soit encore peuplé de foules qui montent au Ciel et non pas un chemin qui soit vide et qu’au contraire celui qui conduit à l’Enfer soit rempli d’une population qui n’a pas cru à Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui a refusé Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous devons penser à cela, car Notre-Seigneur l’a dit, « Si nous ne croyons pas, nous serons condamnés »."
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