Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-01-05 21:19:02 |
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CHAPITRE VI.
Histoire du Filioque
En 1054, Michel Cérulaire, autre patriarche de Constantinople, plus audacieux que Photius, nia formellement que le Saint-Esprit procède du Fils. Dans une lettre adressée à Jean, évêque de Trani, il osa consigner son hérésie, avec invitation d’en faire part au Souverain Pontife. Léon IX y répondit, comme il convient au gardien de la foi, en excommuniant le novateur.
Cérulaire, de son côté, excommunia le Pape et avec lui toute l’Église latine. La rupture fut complète, et les Grecs tombèrent dans le schisme et dans l’hérésie. Telle fut, comme nous le verrons plus tard, la source de tous leurs malheurs.
Cependant l’Église latine ne négligea rien pour ramener sa sœur à la foi de leurs pères. Après plusieurs siècles d’efforts inutiles, ce retour tant désiré s’accomplit au concile général de Lyon, en 1274. Réunis sous la présidence du pape Grégoire X, les évêques de l’Orient et de l’Occident exprimèrent leur foi en ces termes : «Nous faisons profession de croire fidèlement et avec piété que le Saint-Esprit procède éternellement du Père et du Fils, non comme de deux principes, mais comme d’un principe ; non par deux spirations, mais par une seule spiration» (Labbe, Conc., t. II, p. 967 ; Bar., an. 1274, n. 18).
La réunion venait d’être jurée pour la treizième fois. Malheureusement elle ne fut pas plus durable que les autres. (Batlagiini, Istor., etc., p. 660, n. 11).
Enfin, le concile de Florence réunit de nouveau les Grecs et les Latins. Pour satisfaire les premiers, le dogme de la procession du Saint-Esprit fut, par ordre du Pape, examiné de nouveau. Jamais discussion plus approfondie, plus longue, plus complète. Sophismes, subterfuges, négations, demi-concessions, flux immense de paroles, les Grecs eurent recours à tous les moyens pour défendre l’erreur.
Dans la dix-huitième session, tenue le 10 mars 1439, Jean de Monténégro, provincial des Dominicains de Lombardie, leur ferma la bouche par un argument sans réplique. «Qu’entendez-vous par processions ? demanda-t-il aux Grecs. Que voulez-vous dire, quand vous affirmez que le Saint-Esprit procède du Père ? - Marc, archevêque d’Éphèse, répondit :
J’entends une production par laquelle l’Esprit Saint reçoit de Lui l’être et tout ce qu’Il est proprement. - Fort bien, reprit le frère prêcheur, nous avons cette conclusion : le Saint-Esprit reçoit du Père l’être, ou Il en procède, c’est la même chose. Voici donc comme je raisonne : De qui le Saint-Esprit reçoit l’être, de celui-là aussi Il procède.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vus bénisse
ami de la Miséricorde
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