Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-01-03 21:11:27 |
|
Imprimer |

CHAPITRE VI.
Histoire du Filioque
Cependant les siècles marchent, et les circonstances changent avec les siècles. Toujours dirigée par le Saint-Esprit, l’Église romaine fera plus tard ce qu’elle a d’abord refusé, également infaillible dans ses concessions et dans ses refus. T
ant que la procession du Saint-Esprit n’est pas attaquée, elle persévère dans ses anciennes traditions. Bientôt de sourdes rumeurs se font entendre. Vers l’an 866, aux rumeurs succèdent des négations publiques. Elles ont pour organes, en Occident, le patriarche d’Aquilée, et en Orient, Photius, patriarche intrus de Constantinople.
Pour leur répondre, comme elle avait répondu à Arius et à Macédonius, Rome fait insérer dans le symbole de Constantinople l’addition Filioque. Elle-même, qui pendant la messe n’a jamais chanté aucun symbole, chante le symbole de Constantinople ainsi expliqué et ordonne de le chanter partout.
Dès lors un immense concert de voix catholiques répond nuit et jour aux blasphèmes des novateurs. (Bar., an. 883, n. 34).
La manière dont eut lieu cette mémorable addition offre un exemple nouveau de la sagesse du Saint-Siège et de sa prudente lenteur. Un concile nombreux fut convoqué à Rome.
On représenta au Souverain Pontife que depuis longtemps les églises d’Espagne, des Gaules, d Angleterre et de Germanie étaient en possession de chanter publiquement le symbole de Constantinople ; que Rome les approuvait ; mais que, dans les circonstances actuelles, son refus prolongé d’insérer l’addition Filioque pouvait passer, aux yeux des malveillants, pour un blâme tacite ou pour une crainte de professer hautement la foi ; que les ennemis de l’Église ne manqueraient pas de s’en prévaloir, et, de là, faire naître des divisions, un schisme peut-être : qu’en tout cas, c’était le meilleur moyen de confondre Photius et ses adhérents. (Baron., an. 883, n. 37 ; et an. 447, n. 23).
Le Souverain Pontife se rendit à ces raisons, et l’autorisation fut accordée ; on en reporte la date à l’an 883. Toutefois, Rome elle-même ne commença de chanter le symbole que cent vingt-neuf ans plus tard, en 1014, sur les instances de l’empereur saint Henri.
Ce grand prince, digne de Charlemagne par ses vertus et par les éminents services qu’il avait rendus au Saint-Siège, étant venu à Rome pour se faire couronner, fut étonné de ne pas entendre chanter le Credo à la messe. Il en demanda la raison.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|