Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-01-02 21:54:54 |
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CHAPITRE VI
Histoire du Filioque
Depuis le concile de Tolède, tous les catholiques d’Espagne et des Gaules récitèrent le symbole de Constantinople avec l’addition Filioque. De la part du Saint-Siège, nulle opposition ; de la part des Orientaux, nulle réclamation ne vint s’opposer à cet usage. Il durait depuis quatre siècles, lorsque Charlemagne rentra dans ses États, après avoir été couronné empereur à Rome, par le pape Léon III.
Or, il avait obtenu, pour les églises de son vaste empire, l’autorisation de chanter à la messe le symbole de Constantinople. Les évêques assemblés à Aix-la-Chapelle, en 807, lui demandèrent si on pouvait le chanter en public, comme on le récitait en particulier, en y insérant l’addition Filioque.
Le grand prince répondit qu’il ne lui appartenait pas d’en décider, et qu’il fallait consulter le Souverain Pontife. En conséquence, deux évêques et l’abbé de Corbie, députés du Concile, se rendirent à Rome.
Le pape les accueillit avec bienveillance, mais refusa nettement la permission d’insérer dans le symbole les quatre syllabes Filioque. « Sans doute, leur dit-il, c’est un article de foi inviolable que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils ; mais on ne peut pas insérer dans le symbole tous les articles de foi. D’ailleurs, il ne faut pas modifier, même d’une syllabe, les symboles arrêtés par les Conciles œcuméniques» (Bini., ad Synod. Aquisgran., t. III, Concil. ; Labbé, t. VII, p. 1198 ; Bar., an. 809, n. 57).
Pour montrer que sa résolution était immuable, le pape ordonna de graver incontinent, en grec et en latin, le symbole de Constantinople, sans l’addition du Filioque, sur deux boucliers d’argent, du poids de quatre-vingt-cinq livres, et les fit placer dans la basilique de Saint-Pierre, à droite et à gauche de la Confession» (Anast. Biblioth. in Leon. III, apud Bar. an. 809, n. 62).
Disons-le en passant, ce fait et celui que nous allons rapporter sont deux preuves monumentales de l’incorruptible fidélité de l’Église romaine aux traditions du passé. Non seulement elle refuse aux prières de Charlemagne, son bienfaiteur, d’insérer dans le symbole de Constantinople quatre syllabes, qui expriment nettement un article de foi ; ellemême ne chante aucun symbole à la messe.
Tandis que toutes ses filles, les églises d’Orient et d’Occident, font retentir leurs basiliques du symbole de Constantinople, elle s’en tient à celui des apôtres : encore ne le récite-t-elle que dans l’administration du baptême et lorsque l’usage prescrit la profession de foi.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vus bénisse
ami de la Miséricorde
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