Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-12-31 21:43:53 |
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CHAPITRE V
PROCESSION DU SAINT-ESPRIT
Elle ne perd pas son bien, elle ne prend pas celui d’autrui. Pleine de respect pour l’antiquité, elle conserve fidèlement ce qui en vient. Si elle trouve des choses qui n’ont reçu primitivement ni leur forme ni leur complément, toute sa sollicitude est de les élucider et de les polir. Sont-elles confirmées et définies ? Elle les conserve.
Fixer par écrit ce qu’elle a reçu des ancêtres par la tradition ; renfermer beaucoup de choses en peu de mots ; souvent même employer un mot nouveau, non pour donner à la foi un nouveau sens, mais pour mieux éclaircir une vérité : voilà ce que l’Église catholique, obligée par les nouveautés des hérétiques, a fait par les décrets des conciles : cela toujours, et rien de plus» (Vincent. Livin., Commonit. civ. Med).
Avec une fidélité incorruptible, elle s’acquittera de cette charge jusqu’à la consommation des siècles ; et, quand viendra le dernier jour, elle remettra à Dieu, sur le tombeau des choses humaines, le dépôt de toutes les vérités qu’elle a reçues au Cénacle, et qui remontent, par leurs bases, jusqu’au berceau de l’humanité» (Mgr Gerbet, Instr. sur diverses erreurs du temps présent, 1860).
CHAPITRE VI.
Histoire du Filioque
Veiller sur le dépôt de la foi et fixer par ses décisions infaillibles les points en butte aux attaque s de l’hérésie, est le droit et le devoir de l’épouse du Verbe Incarné . Un demi-siècle environ après le concile de Constantinople, l’Église eut un nouveau motif de faire usage de ce droit inhérent à sa constitution.
D’une part, les sectateurs de Macédonius s’étaient répandus au loin dans la Thrace, dans l’Hellespont et dans la Bithynie (Socr. hist., lib. II, c. XLV ; lib. V, c. VIII) ; d’autre part, les Vandales et autres peuples, sortis de ces contrées, avaient emporté le dogme hérétique dans leurs migrations et notamment en Espagne. Là, les Priscillianistes attaquaient ouvertement le dogme de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit.
Saint Léon le Grand occupait alors la chaire de saint Pierre. La nouvelle de cette hérésie et des ravages qu’elle faisait en Espagne lui fut envoyée par saint Turibius, évêque d’Astorga. Le Souverain Pontife lui écrivit de réunir en concile tous les évêques d’Espagne, afin de condamner l’hérésie et d’extirper, à tout prix, cette nouvelle ivraie du champ du Père de famille.
Dans sa lettre, saint Léon disait : «Ils enseignent que dans la Sainte Trinité il n’y a qu’une seule personne et une seule chose, appelée tour à tour le Père, le Fils, et le Saint-Esprit ; que celui qui engendre n’est pas distinct de celui qui est engendré, ni de Celui qui procède de l’un et de l’autre» (S. Leo Magn., epist. 93, c. VI).
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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