Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-12-25 06:38:25 |
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CHAPITRE IV
(SUITE DU PRÉCÉDENT)
A cette négation éhontée dans son expression, absurde dans son principe, funeste dans ses conséquences, il suffit d’opposer et les témoignages de la tradition que nous avons cités, et l’affirmation solennelle de tous les dogmes attaqués, faite par le Concile de Trente, au commencement de ses immortels travaux.
«Nos prédécesseurs, disent les Pères, inauguraient leurs sessions par la profession de la foi catholique et l’opposaient comme un bouclier impénétrable à toutes les hérésies.
A leur exemple, il nous paraît bon de professer solennellement le symbole dont se sert la sainte Église romaine, fondement unique et inébranlable de la foi, contre lequel les portes de l’enfer ne prévaudront jamais :
Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, et en un Seigneur Jésus-Christ, fils unique de Dieu et au Saint-Esprit, Seigneur et vivificateur ; qui procède du Père et du Fils ; qui, avec le Père et le Fils, est adoré et conglorifié ; qui a parlé par les prophètes» (Conc. Trid., sess. III).
Ce symbole catholique, immuable comme la vérité même, expression précise de la foi des nations civilisées, revêtu de la signature sanglante de douze millions de martyrs, est la preuve éternellement triomphante de la divinité du Saint-Esprit, le refuge assuré de tout esprit poursuivi par le doute, le roc inexpugnable du haut duquel le chrétien défie Satan et ses suppôts, avec tous leurs sophismes et toutes leurs négations.
Le macédonianisme et le socinianisme : telles sont les deux grandes hérésies qui, à douze siècles de distance, ont attaqué, mais en vain, la divinité du Saint-Esprit. Dans l’intervalle, une troisième s’est fait jour. En apparence, moins fondamentale que les deux autres, elle a eu des conséquences plus désastreuses.
On voit qu’il s’agit de l’hérésie des Grecs sur la Procession du Saint-Esprit. Mur de division, encore debout, entre l’Église latine et l’Église grecque, il faut aujourd’hui, plus que jamais, la faire connaître et la réfuter.
CHAPITRE V
PROCESSION DU SAINT-ESPRIT
Organe infaillible du Verbe fait chair , pour instruire le genre humain, l’Église catholique a toujours cru que la troisième personne de l’adorable Trinité, égale en tout au Père et au Fils, procède de l’un et de l’autre. De cette croyance invariable, les preuves abondent dans les quatre Symboles, des Apôtres, de Nicée, de Constantinople et de saint Athanase, comme dans les écrits des Pères grecs et latins, premiers témoins de l’enseignement apostolique.
D’après son étymologie, le mot procéder veut dire passer d’un lieu dans un autre. Au figuré, on l’emploie .pour désigner l’émanation ou la production d’une chose qui sort d’une autre. L’Église catholique entend par procession : L’origine et la production éternelle d’une personne divine d’une autre personne, ou des deux autres.
Source : Livres-mystiques.com
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