Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-12-22 21:23:01 |
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CHAPITRE IV
(SUITE DU PRÉCÉDENT)
Entre les mains des Pères se trouvait la formule de foi de l’Église catholique, envoyée en 353 par le pape saint Damase à Paulin, évêque d’Antioche ; de plus, le Symbole de Nicée. Les évêques rendirent témoignage de la foi de leurs Églises, entièrement conforme â ces deux monuments.
Quant aux macédoniens, ils furent entendus, leurs sophismes réfutés, et eux-mêmes convaincus d’être des novateurs, en opposition avec la foi catholique , avec la foi des apôtres .
Ainsi, en proclamant solennellement la divinité du Saint-Esprit, le concile ne fit pas un nouvel article de foi ; il se contenta de constater le dogme et, en le définissant, de le mettre à l’abri des attaques de l’hérésie.
A l’exemple du concile de Nicée, qui, pour anéantir l’arianisme, avait ajouté quelques explications au Symbole des Apôtres, le concile de Constantinople confondit les macédoniens et assura l’orthodoxie de la doctrine, en développant l’article du Symbole de Nicée sur le Saint-Esprit.
La divinité du Saint-Esprit n’étant point attaquée, le concile de Nicée avait dit simplement : Et au Saint-Esprit, la Sainte Eglise catholique, etc. Expliquant ces paroles, les Pères de Constantinople ajoutèrent : Et au Saint-Esprit, Seigneur et vivificateur, qui procède du Père et qui, avec le Père et le Fils, est adoré et conglorifié : qui a parlé par les prophètes. La lecture solennelle de cet article fut suivie incontinent des applaudissements du concile et des anathèmes contre l’hérésie.
D’une voix unanime, les évêques s’écrièrent : « Voilà la foi des orthodoxes ! c’est ainsi que nous croyons tous. Malédiction et anathème à quiconque tiendrait une autre doctrine, que celle qui vient d’être définie, et qui attaquerait la foi de Nicée, que nous approuvons, que nous jurons, que nous professons, déclarant impies, iniques, perverses, hérétiques, les opinions des ariens, des eunomiens, des sabelliens, des marcellianistes, des fontiniens, des apollinaristes et de tous ceux qui adhèrent à leurs doctrines, qui les prêchent ou qui les favorisent ! » (Vid. Baron., an. 381, n. 39).
Afin de rendre leur définition plus respectable encore s’il était possible, en lui imprimant un nouveau cachet de catholicité, les Pères de Constantinople adressèrent une lettre synodale à tous les évêques d’Occident. En voici la teneur : «A nos très vénérables frères et collègues Damase, Ambroise, Brittonius, Valérien et autres saints évêques, réunis dans la grande ville de Rome. Le dogme que nous avons défini doit être approuvé par vous et par tous ceux qui ne pervertissent pas la parole de la vraie foi.
En effet, il est de toute antiquité ; il est conforme à la formule du baptême ; il nous enseigne à croire au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; c’est-à-dire à la divinité, à la puissance et à l’unité de substance du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; à l’égalité de dignité et à la coéternité d’empire en trois hypostases ou personnes infiniment parfaites.
« De cette sorte, il n’y a plus de prise pour la pestilentielle hérésie de Sabellius, qui, confondant les personnes, détruit leurs propriétés respectives ; ni pour les blasphèmes des eunomiens, des ariens et des autres qui attaquent le Saint-Esprit, divisent l’essence, la nature ou la divinité, et introduisent dans la Trinité, qui est incréée, consubstantielle et coéternelle, une nature postérieurement engendrée ou créée, ou d’une essence différente. (Apud Theodoret., lib. V. c. IX).
Source : Livres-mystiques.com
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ami de la Miséricorde
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