Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-12-20 21:47:44 |
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CHAPITRE IV
(SUITE DU PRÉCÉDENT)
Il nous reste à couronner toutes les preuves directes de la divinité du Saint-Esprit par l’enseignement de l’Église. Ce qu’elle va nous apprendre est la vérité, rien que la vérité, toute la vérité. En effet, il lui a été dit «
Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, et leur apprenant à garder toutes les vérités que Je vous ai confiées ; car voici que Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde» (Matth., XXVIII, 19-20).
Le Verbe Incarné ne serait pas Dieu, si l’Église, avec laquelle Il a promis d’être tous les jours, pendant tous les siècles, pouvait enseigner une seule fois une seule erreur, si petite qu’on la suppose, ou laisser périr une seule
des vérités confiées à sa garde. Ainsi, les protestants qui nient la perpétuelle infaillibilité de l’Église nient virtuellement la divinité de Notre Seigneur.
Leur Dieu n’est pas le vrai Dieu : c’est un Dieu impuissant ou menteur. Impuissant, puisqu’il n’a pas pu empêcher l’enseignement de l’erreur ; menteur, puisqu’il ne l’a pas voulu, après avoir promis de le faire.
Or, parmi toutes les vérités dont la garde et l’enseignement ont été remis à l’Église, brille au premier rang la divinité du Saint-Esprit.
Comme celle du Fils et du Père nous la voyons écrite en caractères ineffaçables dans le Symbole des Apôtres, dans le symbole de Nicée, dans le Symbole de Constantinople et dans le Symbole de saint Athanase.
Résumant avec une précision inimitable la doctrine des trois autres, ce dernier s’exprime ainsi : «La foi catholique est d’adorer un seul Dieu dans la Trinité, et la Trinité dans l’unité, ne confondant point les personnes et ne séparant point la substance. En effet, autre est la personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit.
Mais, du Père, et du Fils et du Saint Esprit, la divinité est une, la gloire égale, la majesté coéternelle. Tel le Père, tel le Fils, tel le Saint-Esprit. Incréé le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit. Immense le Père, immense le Fils, immense le Saint Esprit.
Éternel le Père, éternel le Fils, éternel le Saint Esprit. Et cependant il n’y a pas trois éternels, mais un seul éternel ; de même il n’y a pas trois incréés ni trois immenses, mais un seul incréé et un seul immense. Ainsi Dieu le Père ; Dieu, le Fils ; Dieu, le Saint-Esprit. Et cependant il n’y a pas trois Dieux, mais un seul Dieu. (In offec. Dom., ad Prim.)
A la vue de l’Esprit du bien se révélant au monde avec tant d’éclat et marchant à grands pas à la reprise de possession des intelligences, l’Esprit du mal comprit que son empire était menacé jusque dans ses fondements.
Pour en conjurer la ruine, il suscite en Orient et en Occident d’innombrables négateurs du Saint-Esprit. Armés de sophismes, les Valentiniens, les Montanistes, les Sabelliens, les Ariens, les Eunomiens, descendent successivement dans l’arène.
Source : Livres-mystiques.com
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