Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-12-18 21:44:10 |
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CHAPITRE III
PREUVES DIRECTES DE LA DIVINITÉ DU SAINT-ESPRIT
La glorieuse formule de foi n’échappe pas à Jules Africain. Au cinquième livre de son Histoire, il dit «Pour nous qui avons appris la force de ce langage et qui n’ignorons pas la grâce de la foi, nous remercions le Père qui nous a donné, à nous ses créatures, le Sauveur de toutes choses, Jésus-Christ, à qui gloire et majesté avec le Saint-Esprit dans tous les siècles» (Apud S. Basil., ubi supra ; n. 73).
Au quatrième siècle, voici les deux grandes lumières de l’Église orientale, saint Basile et saint Grégoire de. Nazianze. Le premier commence par citer deux usages, témoins vivants de la foi immémoriale à la divinité du Saint-Esprit, les prières lucernaires et l’hymne d’Athénogène. «Il a paru bon à nos pères, dit-il de ne pas recevoir en silence le bienfait de la lumière du soir, mais de rendre grâces aussitôt qu’elle brille.
Quel est l’auteur de la prière, qu’on récite en action de grâces lorsqu’on allume les lampes, nous ne le savons pas ; mais le peuple prononce cette antique formule, que nul n’a jamais taxée d’impiété : Louange au Père, et au Fils et au Saint-Esprit. Qui connaît l’hymne d’Athénogène, laissée par ce martyr, ses disciples, comme un préservatif, lorsqu’il marchait au bûcher, sait ce que les martyrs ont pensé du Saint-Esprit».
L’illustre évêque devient lui-même un puissant organe de la tradition. «Le Saint-Esprit, dit-il, est appelé saint, comme le Père est saint, comme le Fils est saint ; saint non comme la créature qui tire sa sainteté du dehors, mais saint par l’essence même de Sa nature.
Aussi, Il n’est pas sanctifié, mais Il sanctifie. Il est appelé bon, comme le Père est bon, parce que la bonté lui est essentielle ; de même, Il est appelé droit, comme le Seigneur Dieu Lui-même est droit, parce qu’Il est de Sa nature la droiture même, la vérité même, la justice même, sans variation, sans altération, à cause de l’immutabilité de Sa nature.
Il est appelé Paraclet, comme le Fils Lui-même ; en sorte que tous les noms communs au Père et au Fils conviennent au Saint-Esprit, en vertu de la communauté de nature. Où trouver une autre origine?» (Lib. de Spirit. sanct., c. XIX, n. 48).
Écoutons maintenant son ami, saint Grégoire de Nazianze : «Le Saint-Esprit a toujours été, Il est et Il sera ; Il n’a point eu de commencement, Il n’aura point de fin, pas plus que le Père et le Fils, avec lesquels Il est inséparablement uni.
Il a donc toujours été participant de la divinité et ne la recevant pas ; perfectionnant et n’étant pas perfectionné ; remplissant tout, sanctifiant tout, et n’étant ni sanctifié ni rempli ; donnant la divinité et ne la recevant pas ; toujours le même et toujours égal au Père et au Fils ; invisible, éternel, immense, immuable, incorporel, essentiellement actif, indépendant, tout-puissant ; vie et père de la vie ; lumière et foyer de lumière ; bonté et source de bonté, inspirateur des prophètes, distributeur des grâces ; Esprit d’adoption, de vérité, de sagesse, de prudence, de science, de piété, de conseil, de force, de crainte ; qui possède tout en commun, avec le Père et le Fils : l’adoration, la puissance, la perfection, la sainteté» (Orat. in die Pentecost).
Source : Livres-mystiques.com
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