Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-12-05 21:20:17 |
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CHAPITRE II
(SUITE DU PRECEDENT.)
Écoutons un autre commentateur, également remarquable par la pureté de son cœur et par la solidité de sa science : «Le livre qui contient l’origine des choses, dit l’abbé Rupert, commence par ces mots : Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. Puisque la création elle-même est le commencement du monde ; pourquoi est-il dit : Au commencement Dieu créa ?
C’est la même chose que s’il était dit : Au commencement Il commença. Si on le prend ici dans le sens vulgaire, le mot commencement forme une tautologie ridicule.
On est donc bien fondé à le prendre pour un nom propre du Fils. Lui-même le veut ainsi, puisque, interrogé par les Juifs qui Lui disaient : Qui êtes-vous ? Il répondit : Je suis le Commencement ou le Principe, Moi qui vous parle.
En effet, c’est vraiment dans le Principe que Dieu créa le ciel et la terre ; puisque toutes choses ont été faites par Lui. L’Écriture elle-même confirme cette interprétation, lorsqu’elle dit ailleurs : Vous avez fait toutes choses par la Sagesse.
Or, cette sagesse n’est autre que le Verbe-Dieu qui, comme nous venons de le voir s’appelle Lui-même le Principe.
Et l’Esprit de Dieu était porté sur les eaux. La matière existe, mais elle est informe ; il faut donner la vie et la beauté, L’Esprit de Dieu fait pour elle ce que l’oiseau, par sa chaleur, fait sur le petit renfermé dans l’œuf ; il l’échauffe, il l’anime, il le vivifie, il en fait un être doué de toutes ses perfections.
Que pensez-vous qu’est cet Esprit de Dieu, sinon l’Amour même de Dieu, Amour, non d’affection, mais Amour substantiel , vie et vertu vivante, demeurant dans le Père et dans le Fils, procédant de l’un et de l’autre et consubstantiel à l’un et à l’autre ? (Corn. a Lapid. in hunc loc.)
Or, il se portait sur les eaux, par conséquent sur la terre renfermée dans leur sein, parce que le Créateur était attiré par un immense amour vers Sa créature ; et, ne pouvant être Lui-même ce qu’Il avait créé, Il voulait en tirer des êtres capables de s’unir à Lui.
Cette Bonté, cet Amour du Créateur, c’est le Saint-Esprit lui-même. «En tête du Livre des livres, est donc splendidement inscrit le dogme de la Trinité créatrice.
Dans le nom de Dieu nous voyons le Père ; dans le nom du Principe, le Fils ; dans celui qui est porté sur les eaux, le Saint-Esprit». (De Trinit. et operib. ejus, lib. XLII ; in Gen., lib. I, c. III et IX.)
Comme preuve de cette interprétation si nette et si autorisée, les interprètes les plus habiles dans la langue hébraïque font valoir l’anomalie grammaticale du texte hébreu.
Littéralement il doit se traduire : dans le principe les Dieux créa. Pourquoi cette forme étrange ?
Parce que la pensée doit l’emporter sur les mots, et que devant la volonté souveraine de Celui qui, dans la première parole inspirée de Son premier organe, veut révéler
Sa divine essence, doivent fléchir toutes les lois de la grammaire. Elohim, les dieux, au pluriel, indique en Dieu la pluralité (les personnes ; comme l’unité d’essence est indiquée par le verbe singulier Bara, créa. Corn. a Lapid. In Gen., I, 1.)
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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