Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-11-29 18:28:07 |
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FIN DU TOME I
PREMIER CHAPITRE PREMIER, TOME II
DIVINITÉ DU SAINT-ESPRIT
Le dogme de l’unité de Dieu n’est pas vrai seulement parce qu’il a autant de témoins qu’il y a d’astres dans le firmament et de brins d’herbe sur la terre ; il est encore vrai parce qu’il est nécessaire.
Ce qu’est le soleil dans le monde physique, Dieu l’est à tous égards, et plus encore, dans le monde moral. Qu’au lieu de continuer à verser sur le globe ses torrents de lumière et de chaleur, le soleil vienne tout à coup à s’éteindre : imaginez ce que devient la nature.
A l’instant, la végétation s’arrête ; les fleuves et les mers deviennent des plaines de glace ; la terre se durcit comme le rocher ; tous les animaux malfaisants, que la lumière enchaîne dans leurs antres ténébreux, sortent de leurs repaires et s’appellent au carnage ; le trouble et l’épouvante s’emparent de l’homme, partout règne la confusion, le désespoir, la mort : quelques jours suffisent pour ramener le monde au chaos.
Que Dieu, soleil nécessaire des intelligences, vienne à disparaître. Aussitôt la vie morale s’éteint. Toutes les notions du bien et du mal s’effacent ; l’erreur et la vérité, le juste et l’injuste, se confondent dans le droit du plus fort .
Au milieu de ces ténèbres, toutes les hideuses cupidités, assoupies dans le cœur de l’homme, se réveillent, et, sans crainte comme sans remords, se disputent les lambeaux mutilés des fortunes, des cités et des empires ; la guerre est partout, la guerre de tous contre tous, et le monde n’est plus qu’une caverne de voleurs et d’assassins.
Ce spectacle, l’œil de l’homme ne l’a jamais vu, pas plus qu’il n’a vu l’univers sans l’astre qui le vivifie. Mais ce qu’il a vu, c’est un monde où, semblable au soleil voilé par d’épais nuages, l’idée de Dieu ne jetait plus qu’une lueur incertaine.
Au travers des ténèbres dans lesquelles ils s’étaient volontairement ensevelis, les peuples païens n’apercevaient qu’indistinctement l’unité incommunicable de la divine essence. Parce que le flambeau qui devait la diriger vacillait au vent des passions, des intérêts et des opinions, leur marche intellectuelle et morale fut tour à tour chancelante, absurde, rétrograde : les dieux égaraient l’homme.
Des tâtonnements éternels sur les questions les plus importantes et les plus simples, des superstitions grossières et cruelles, des systèmes creux ou immoraux, condamnèrent le genre humain au bagne, vingt fois séculaire, de l’idolâtrie.
Là, gisent encore enchaînées les nations modernes, éloignées des zones bénies sur lesquelles rayonne de tout son éclat le dogme tutélaire de l’unité divine. Il n’en peut être autrement : entre l’homme et le mal, il n’y a qu’une barrière, Dieu ; Dieu connu, Dieu respecté. Otez Dieu, l’homme, sans frein et sans règle, devient une bête féroce, qui descend avec délices jusqu’aux combats de gladiateurs et aux festins de chair humaine
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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