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hélas c'est fréquent ...
par Luc Perrin 2025-11-22 13:13:45
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Impossible de lire son article de La Croix mais il a publié un livre sur le rejet - luthérien en effet - de la notion de sacrifice qu'il tente, de manière absurde pour qui a ouvert la Bible et a lu les textes du Magistère post-conciliaire compris, d'opposer le "don "au "sacrifice".

Il est assez pittoresque de voir un néo-jésuite français juger la Tradition et des décisions pour le coup dogmatiques d'un concile oecuménique au nom ... de son illumination personnelle.

Voici la présentation qui est faite du livre sur la revue des néo-jésuites français :

"Nombreux sont les catholiques qu’interrogent les changements du rituel de 2021, et particulièrement l’insistance sur la notion de “sacrifice”.

Mais de quel sacrifice parle-t-on ? A qui Jésus fait-il don de lui-même, et quel est le sens de ce don ?

L’auteur nous propose d’éclairer le sens de la Cène, d’abord en parcourant les Évangiles, puis en puisant aux sources de la Genèse et de l’Ancien Testament. Ce dernier repas, Jésus l’inscrit dans le cadre de la Pâque, mémorial de libération, et non dans celui du Yom Kippour : ce n’est pas anodin.
Mais il nous invite également à relire cette question dans l’histoire de l’Église : du Concile de Trente, qui met en avant cette lecture sacrificielle de l’Eucharistie, inspirée par une lecture de l’épitre aux Hébreux dont Martin Pochon pointe les faiblesses, jusqu’au concile de Vatican Il, et aux débats nés de la réforme liturgique.
Il nous propose finalement une réflexion sur le rituel qui nous invite à penser la Messe de demain.

L’Eucharistie, don ou sacrifice ?, Éditions Vie Chrétienne, mars 2025, 112 p."

Ces attaques sur la notion de "sacrifice", sur le "sacerdoce", sur la référence à Melchisédech sont récurrentes depuis 1965. Notons que RIEN ne les étaie dans les textes de Vatican II et post-conciliaires, moins encore évidemment dans la Bible et la Tradition reçue.

Une interview du Père Pochon sj antécédente (2013) montre toutefois que l'intention n'est pas de protestantiser la Messe mais plutôt d'infuser plus de modernisme, plus de libéralisme dans un néo-catholicisme en phase avec les délires contemporains sécularistes.

On est dans un Teilhardisme aventureux et surtout dans de l'immanentisme blondélien extrême, comme toujours chez les néo-modernistes contemporains.

"Pendant le Lycée j’ai fait plusieurs camps liturgiques à Jeansagnière, un petit village du Massif Central ; c’était juste après le Concile et l’époque était à la créativité ; la foi catholique était vivante et cherchait à renouveler ses expressions pour être comprise et se ré enraciner dans les Evangiles, dans la vie du Christ. Là, j’ai compris que la langue et le vocabulaire pouvaient changer par fidélité au sens. Dans son discours d’ouverture du Concile, Jean XXIII avait dit qu’il ne fallait pas identifier les mots de la foi et le dépôt de foi." (...)
"A l’Ecam, j’ai lu plusieurs ouvrages de Teilhard de Chardin. Je les ai trouvés limpides – est-ce que je comprenais tout ? Aujourd’hui je n’en suis pas sûr ! – mais la musique me semblait naturelle et familière. Dans le même temps, je m’investissais beaucoup dans l’animation d’une cité de transit du Foyer Notre Dame des Sans Abri de Lyon. C’est là qu’a mûri ma vocation religieuse, la fraternité que nous vivions entre étudiants et entre étudiants et jeunes de la cité, m’invitait à vivre une fraternité sans frontières à la suite du Christ. Le Royaume était, non pas ailleurs dans un Eden introuvable, mais là, dans cette fraternité, dans cette cité où nous cherchions à mettre en oeuvre la charité." (...)
[disparition totale de toute dimension transcendantale au passage, un athée pourrait dire la même chose]

"Le Christ nous sort de tous nos fantasmes sur la toute-puissance de Dieu. Dieu ne fait rien hors de l’amour. Dieu ne nous a pas condamnés à mort par jalousie ou en raison d’un honneur blessé, Dieu nous fait découvrir qu’il nous aime à en mourir et qu’il meurt pour que nous faire partager sa propre vie. C’est au Nom du Père que le Christ se livre aux mains de ses ennemis, pour leur révéler la miséricorde du Père. Ce n’est pas pour obtenir la miséricorde du Père à notre égard, c’est pour la manifester, c’est pour la vivre." (...)

Un Dieu a-biblique qui ne serait pas le "Tout-Puissant" mais comme dépendant de ses créatures... Peut-on descendre plus dans l'immanentisme réducteur ?


Si c'est cela le porte-voix du Novus Ordo, La Croix a étrangement choisi un procureur plus qu'un avocat.
La vision du Père Pochon n'est aucunement celle des prières eucharistiques du N.O.M. et point du tout un reflet des textes magistériels, Deo gratias.



     

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