Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-11-21 22:07:29 |
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CHAPITRE XXXIV
(SUITE DU PRÉCÉDENT.)
Ainsi dans l’espace des vingt-six dernières années le nombre des fous recensés en France a presque triplé (Statistique de la France, 2e série, t. III, 2e partie, et Recensement du ministère de l’intérieur, 1861.)
Ce n’est pas calomnier le Spiritisme que de lui attribuer une grande part dans cette rapide progression. Il y a dix ans, on calculait, aux États-Unis, qu’il était pour un dixième dans les cas de folie et de suicide (Nampon., Disc. sur le Spirit., p. 41.)
Dans un rapport sur le Spiritisme envisagé comme cause de folie, et lu tout récemment à la Société des études médicales de Lyon, le docteur Burlet résume ainsi ses conclusions : « L’influence de la prétendue doctrine spirite sur la folie est aujourd’hui bien démontrée par la science. Les observations qui l’établissent se comptent par milliers.
Il nous semble hors de doute que le rang Spiritisme peut prendre place au des causes les plus fécondes de l’aliénation mentale » (ibid.) Une lettre de Lyon postérieure à ce rapport dit : « Il est reconnu que, depuis l’invasion du Spiritisme dans nos murs, le nombre de ceux qu’on est obligé de renfermer pour cause de folie a plus que doublé. »
Partout où s’établit le Spiritisme, se manifeste une progression analogue. Dans son mandement pour le carême de 1863, l’archevêque de Bordeaux dit à son clergé : « Défendez la vérité catholique contre les pratiques mystérieuses, les évocations, les fascinations, qui rappellent de tristes époques dans l’histoire du monde et qui, trop souvent, entre autres déplorables résultats, ont celui de produire la folie. »
Après avoir rappelé que le nombre des fous a triplé depuis ces derniers temps, le cardinal ajoute : « On en est venu, au milieu de réunions que nous croyons devoir signaler à la sollicitude de nos coopérateurs et des pères de famille, jusqu’à formuler des doctrines en opposition avec celles de l’Église. Soyez constamment sur la brèche ; détournez les fidèles des lieux où s’exercent ces damnables superstitions. »
Plus encore que la folie, le suicide est un signe manifeste de l’influence du démon. Violation suprême de la loi divine, négation absolue de la foi du genre humain, ce crime désespéré n’est pas dans la nature. Tout être répugne à sa destruction : mortem horret, dit saint Augustin, non opinio sed natura. Ainsi, la bête elle-même ne se tue pas volontairement. La pensée du suicide, qui met l’homme au-dessous de la bête, ne peut donc venir que d’une inspiration étrangère à sa nature.
Or, il n’y a que deux inspirateurs de la pensée : le Saint-Esprit et Satan. La pensée du suicide ne vient pas du Saint-Esprit. Il le condamne : Non occides. Elle vient donc de Satan, le grand Homicide qui, depuis la création, n’a jamais cessé et qui ne cessera jamais de haïr l’homme, d’une haine poussée jusqu’à la destruction. Si la pensée du suicide vient du démon, que dire du crime lui-même ? Pour conduire l’homme à se détruire, quel empire ne faut-il pas avoir sur lui ? Plus il agit de sang-froid, dans la perpétration de ce crime, moins il est libre : c’est un caractère du suicide actuel.
Source : Livres-mystiques.com
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