"L'« Église de la fraternité humaine » - Communion sans sainte table, unité sans Marie" par Vistemboir2 2025-11-15 10:16:41 |
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Traduction de l’article d’Angeline Tan paru le 14 novembre 2025 sur The Remnant sous le titre : « The “Church of Human Fraternity” - Communion without Altar Rails, Unity without Mary »
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La décision de Mgr Michael Martin de retirer les tables de communion dans tout son diocèse de Charlotte, à compter du 1er dimanche de l'Avent 2025, a suscité l'indignation de nombreux fidèles catholiques à travers le monde. Cette mesure, conjuguée à sa répression notoire et plus large de la messe en latin traditionnelle, marque une rupture liturgique et symbolique majeure avec le recueillement qui caractérise le culte catholique depuis des siècles, ainsi qu'avec l'atmosphère de nombreuses paroisses du diocèse de Charlotte.
De façon frappante, la position de Mgr Martin illustre une fois de plus les tendances inquiétantes qui se manifestent au sein de l'Église, notamment la récente publication par le Vatican de la note doctrinale controversée du cardinal Víctor Manuel Fernández, Mater Populi Fidelis, perçue par de nombreux fidèles comme une tentative de minimiser l'importance de la Vierge Marie dans le plan de salut de Dieu, afin de flatter les protestants hérétiques et les idéologues œcuméniques.
Au cœur du conflit qui agite le diocèse de Charlotte concernant la suppression des tables de communion se trouvent des questions théologiques fondamentales sur la manière dont les catholiques doivent considérer le mystère sacré de la Présence réelle de Notre Seigneur Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie.
Depuis des siècles, les tables de communion dans les églises catholiques romaines constituent des barrières physiques distinctes, séparant le sanctuaire – la partie la plus sainte de l'église où se trouve le tabernacle contenant la Présence réelle et où le prêtre catholique se tient in persona Christi – des espaces profanes, tels que les bancs occupés par les fidèles.
De façon remarquable, ces tables de communion ne sont pas seulement des barrières architecturales, mais aussi des rappels symboliques instaurant la « distance » spirituelle nécessaire aux fidèles catholiques pour rencontrer et adorer Notre Seigneur Jésus-Christ réellement présent dans la Sainte Eucharistie.
Il est important de noter que la décision de Mgr Martin de retirer les tables de communion dans tout son diocèse ne peut être appréciée isolément. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de sa récente répression liturgique contre la messe tridentine dans son diocèse, limitant le Saint Sacrifice à une seule chapelle située à une distance considérable pour de nombreux paroissiens, réprimant la prière face à l'Orient et supprimant les vêtements liturgiques et les prières traditionnels. En définitive, la politique de Mgr Martin témoigne d'une rupture précipitée et calculée avec l'orthodoxie doctrinale et le respect liturgique, au profit d'une approche moderniste de compromis qui privilégie le confort et le bien-être communautaire ainsi qu'une « uniformité liturgique ».
Le scandaleux épisode de Charlotte, orchestré par Mgr Martin, aurait longtemps fait la une de nombreux médias catholiques conservateurs, sans les agissements controversés du Vatican qui semblent cautionner (tacitement) les actions de Mgr Martin.
À la lumière de la décision du Vatican de supprimer le titre de « Co-Rédemptrice » pour Marie, le retrait des tables de communion par Mgr Martin, peut-être en signe de soumission à de fausses conceptions protestantes de la Présence réelle, peut être interprété comme le pendant liturgique de l’« édulcoration » théologique du rôle éminent et unique de Notre-Dame dans le salut des âmes opérée par le Vatican.
On a déjà beaucoup écrit sur le document controversé du cardinal Fernández, Mater Populi Fidelis, qui semble minimiser le rôle singulier et unique de la Vierge Marie dans le plan de Dieu pour le salut de l’humanité, afin de satisfaire les protestants et les « frères séparés ». Ce document, qui débute par de belles descriptions de la Vierge Marie, aboutit néanmoins à une conclusion plutôt pathétique et décevante, qui se contente de reproduire la fausse conclusion suivante :
"[22] Compte tenu de la nécessité d’expliquer le rôle subordonné de Marie au Christ dans l’œuvre de la Rédemption, l’utilisation du titre de Co-rédemptrice pour définir la coopération de Marie est toujours inopportune."
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