Un courageux secrétaire général de l’enseignement catholique par Roger 2025-11-10 13:36:42 |
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Le Monde a bien noté que le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique était bien catholique et courageux
C’est la raison pour laquelle ce quotidien l’attaque
Extraits
L’Eglise de France veut réaffirmer le caractère confessionnel de l’enseignement privé catholique
Guillaume Prévost, nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique, assume vouloir remettre le christianisme au cœur du projet pédagogique des établissements privés. Une position en cohérence avec celle des évêques français, même si ceux-ci sont divisés sur ses méthodes et ses prises de parole provocatrices.
Lors de sa conférence de rentrée, le 23 septembre, alors qu’il venait juste de prendre ses fonctions, le responsable avait ainsi affirmé sans détour qu’il fallait « redonner clairement le droit à une enseignante de faire une prière le matin avec ses élèves, parce que c’est le cœur du projet » catholique.
La réaction du gouvernement ne s’est pas fait attendre. Interrogé par les députés, mardi 4 novembre, Edouard Geffray, le ministre de l’éducation nationale, s’est montré on ne peut plus ferme : « Lorsque l’Etat paie un professeur, il le paie pour enseigner. Et donc, je ne vois pas comment, sur un temps d’enseignement, on pourrait faire une prière. » Le ministère rémunère en effet les professeurs de l’enseignement privé pour tout ce qui relève de la scolarité obligatoire.
Feuille de route
Si elle a troublé jusqu’aux évêques qui l’avaient nommé, dont certains ont estimé que M. Prévost était « allé trop loin », cette déclaration correspond, du moins dans son esprit, à une demande expresse des autorités ecclésiastiques françaises : pour les évêques réunis en assemblée plénière à Lourdes (Hautes-Pyrénées), du 4 au 7 novembre, il est temps de réaffirmer le caractère religieux de l’enseignement catholique. Ces écoles, sur les bancs desquels apprennent 17 % des élèves, ne doivent plus uniquement être des établissements d’élite, souhaitent-ils, mais des lieux où la spiritualité et la religion ont leur place. C’est d’ailleurs bien là la feuille de route principale qui a été donnée au nouveau secrétaire général.
Cette réaffirmation de ses valeurs voulue par l’Eglise arrive dans un contexte compliqué pour l’enseignement privé catholique. L’institution a été profondément secouée, ces dernières années, par les affaires de violences physiques et sexuelles dans certains de ses établissements, comme l’emblématique Notre-Dame de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques).
Des scandales qui ont déclenché une vague inédite de contrôles de l’Etat, jusqu’à récemment quasi inexistants. Et 850 audits ont ainsi été réalisés depuis le début de l’année 2025, conformément à l’ambition ministérielle de contrôler 40 % du privé sous contrat avant 2027. Un quart de ces contrôles a donné lieu à des recommandations ou des mises en demeure, selon le ministère de l’éducation nationale.
C’est à cet énarque catholique, ancien de l’Ecole navale – il a travaillé huit ans dans la marine marchande – du ministère de l’éducation et de la direction générale de l’enseignement scolaire que les évêques ont donc confié leur mission. Pour la première fois, le patron du secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC) n’est ni un ancien chef d’établissement, ni un directeur diocésain, ni un responsable de l’association des parents d’élèves.
Dans sa profession de foi rédigée au printemps, Guillaume Prévost se demandait déjà « quelles perspectives donner » à l’enseignement catholique « dans une société qui ne l’est plus ». Le SGEC veut « susciter une réflexion collective », comme il le confie au Monde.
Evoquant le « caractère propre » de l’enseignement privé confessionnel disposé dans la loi Debré, il explique : « Il faut s’emparer de cette notion juridique pour parler du Christ, parce que c’est ça notre projet éducatif. » Et de poursuivre : « Qu’est-ce qui distingue notre enseignement ? Cela ne peut être que le Christ, ce regard qui fait grandir l’autre et va chercher la personne dans ses vulnérabilités, détaille-t-il au Monde. Moins nous serons chrétiens, plus nous serons une concurrence déloyale pour l’enseignement public et ce n’est pas ce que nous cherchons. » Une rencontre avec ces valeurs qui doit toucher tous les élèves, catholiques ou non, selon le secrétaire général.
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