« Comment la révolution Vatican II a tenté de déformer la "proposition de valeur" catholique » par Vistemboir2 2025-11-05 11:44:52 |
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Traduction de l’article de Robert Morrison paru le 4 novembre 2025 sur The Remnant sous le titre : « How the Vatican II Revolution Has Tried to Distort the Catholic "Value Proposition" »
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Bien que peu de gens abordent les changements survenus dans l'Église catholique depuis Vatican II en termes de « proposition de valeur catholique », ce concept est en réalité l'un des moyens les plus simples de comprendre ce qui a changé et pourquoi. Si, dans le monde des affaires, nous pouvons parler de la proposition de valeur d'une entreprise comme de la valeur (ou du bénéfice) qu'une entreprise ou ses produits offrent aux consommateurs potentiels, nous pouvons appliquer la même idée de base à l'Église : qu'offre l'Église catholique aux âmes ? Pour comprendre pleinement comment et pourquoi cette proposition de valeur a apparemment changé depuis Vatican II, nous devons nous rappeler ce que l'Église offre depuis toujours, indépendamment de ce que les faux bergers nous disent aujourd'hui.
La proposition de valeur de la religion catholique est facile à comprendre. Depuis deux mille ans, les âmes suivent les enseignements difficiles de l'Église parce qu'elles croient que c'est la religion établie par Jésus-Christ pour conduire les âmes au ciel. Cette réalité est rarement plus évidente que dans les récits des martyrs. Voici, par exemple, comment Leo Knowles a décrit le témoignage de la foi catholique donné par saint John Houghton, l'un des quarante martyrs anglais :
"Lorsque le bourreau s'agenouilla et demanda à ses victimes le pardon habituel, John Houghton l'embrassa. D'une voix ferme, il appela la foule à témoigner qu'il avait refusé d'obéir au roi, non par malveillance, mais uniquement par crainte d'offenser Dieu. « Notre sainte mère l'Église a décrété et imposé autre chose que ce que le roi et le Parlement ont décrété », déclara-t-il. « Je suis donc lié par ma conscience, et je suis prêt et disposé à subir toutes sortes de tortures plutôt que de renier une doctrine de l'Église. » (The Prey of the Priest Catchers: The Lives of the 40 Martyrs, p. 19)
"Il demanda à ses auditeurs de prier pour lui et pour ses frères. Alors qu'il recommandait son âme à Dieu, le chariot fut retiré de dessous lui. Les bourreaux utilisèrent une corde particulièrement épaisse, craignant qu'il ne meure avant d'être descendu et que l'éventrement ne commence. Alors que le bourreau fouillait profondément en lui, Jean, toujours conscient, savait ce qui se passait. « Bon Jésus, que ferez-vous de mon cœur ? » murmura-t-il. Un instant plus tard, son cœur était arraché de son corps et il était mort." (p. 19)
"Nous venons maintenant à une cause, hélas ! trop féconde des maux déplorables qui affligent à présent l’Église. Nous voulons dire l’indifférentisme, ou cette opinion funeste répandue partout par la fourbe des méchants, qu’on peut, par une profession de foi quelconque, obtenir le salut éternel de l’âme, pourvu qu’on ait des mœurs conformes à la justice et à la probité. Mais dans une question si claire et si évidente, il vous sera sans doute facile d’arracher du milieu des peuples confiés à vos soins une erreur si pernicieuse. L’Apôtre nous en avertit : « Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême » [Ep 4,16] ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit par une voie facile au port de la félicité ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : « qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ » [Lc 11,23] ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent, « ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération."
"Il s'ensuit que les Églises et les communautés séparées, bien que nous les croyions déficientes à certains égards, n'ont nullement été privées de leur signification et de leur importance dans le mystère du salut. Car l'Esprit du Christ n'a pas renoncé à les utiliser comme moyens de salut qui tirent leur efficacité de la plénitude même de la grâce et de la vérité confiées à l'Église."
"- « Francs-maçons, que voulez-vous ? que demandez-vous de nous ? ». Telle est la question que le cardinal Bea est allée poser aux B'nai B'rith avant le commencement du Concile, l'entrevue a été annoncée par tous les journaux de New-York où elle eut lieu. Et les francs-maçons répondirent ce qu'ils voulaient : « la liberté religieuse ! » c'est-à-dire toutes les religions mises sur le même pied. Il ne faut plus que l'Église soit dite la seule vraie religion, la seule voie de salut, la seule admise par l'État. Finissons-en avec ces privilèges inadmissibles, et donc, déclarez la liberté religieuse. - Eh bien, il l'ont eue : ce fut Dignitatis humanæ."[p.58]
"Étant donné que, dans l'ordre normal des choses, la conversion des non-chrétiens est une tâche très difficile, qui est lente et ne concerne souvent qu'un nombre relativement restreint de convertis, il s'ensuit qu'en réalité, pour beaucoup de gens – en pratique, pour la majorité – le seul moyen d'accéder au salut est de vivre de bonne foi selon la religion héritée de leurs pères et de suivre le code moral qu'ils connaissent. Par conséquent, si l'Église souhaite les aider – comme c'est son devoir, en raison de sa mission qui est le salut de tous les hommes – sur la base de possibilités réelles, le travail qu'elle accomplit par le biais du nouveau secrétariat se concentrera sur la confirmation de ce qui est naturellement bon, vrai, moralement honnête et sain dans les religions et la vie pratique de ces non‑chrétiens."(p. 607)
"Le seul remède est de réfléchir, de méditer et d'être convaincu de la nécessité du règne social de notre Seigneur Jésus-Christ, de Son règne sur nous non seulement en tant que personnes, mais aussi dans la société. Soyez assurés que si vous vous dites que vous voulez vivre selon la loi et la morale que notre Seigneur nous a enseignées, et par sa grâce, son amour et ses sacrements, mais que dans le monde, vous devez accepter la liberté de mœurs et la libre pensée, alors tôt ou tard, vous serez contaminés. Le simple fait de concéder que c'est un droit humain de pouvoir penser ce que l'on veut, comme le fait la déclaration sur la liberté religieuse, conduit à l'abandon de l'esprit missionnaire. Ne vous y trompez pas. Il est tout à fait erroné de penser que si quelqu'un pense autrement que moi, s'il a une autre religion que la mienne, il est libre de le faire. Non, il n'est pas libre, et nous devons lui dire, aussi désolés que nous puissions l'être, qu'il a tort, qu'il n'est pas en possession de la vérité. Un jour, vous serez jugé sur vos pensées, votre comportement et votre attitude : vous feriez mieux de vous convertir. Et cela vaut non seulement pour les idées, mais aussi pour la morale, pour tout."
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