Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-10-22 21:42:19 |
|
Imprimer |
CHAPITRE XXXI
(SUITE DU PRECÉDENT.)
EL’immortel pontife nomme : l’astrologie, la géomancie, la chiromancie, la nécromancie, les sortilèges, les augures, lesauspices, la divination par les dés, les grains de froment et les fèves ; les pactes avec les démons, dans le but deconnaître l’avenir ou de satisfaire les passions ; les charmes ; les oracles ou évocations des esprits, interrogés etrépondant ; l’offrande d’encens, de sacrifices, de prières ; les génuflexions, les prosternements, les cérémonies du culte; l’anneau et le miroir magique ; les vases destinés à fixer les esprits et à en obtenir des réponses ; les femmes sympathiques (nous disons somnambules et magnétisées), qui, mises en rapport avec le démon, obtiennent de lui la connaissance des choses cachées, passées ou futures ; l’hydromancie, au moyen de vases pleins d’eau dans lesquels des hommes et plus souvent des femme font apparaître des figures qui rendent des oracles.
Il faut ajouter la pyromancie, la pédomancie, l’ornitomancie, l’oniromancie ou l’oracle par les songes, et d’autres pratiques, « restes impurs, dit le pape, de l’ancienne idolâtrie vaincue par la croix ».
Remarquons en passant que le vicaire de Jésus-Christ signale la femme comme l’instrument préféré du démon. Inutile de rappeler que cette préférence se retrouve partout dans l’ancien paganisme, aussi bien que dans la moderne idolâtrie, en Afrique, dans l’Océanie et ailleurs. Aux raisons que nous en avons données, saint Thomas ajoute celle-ci : «Les démons, dit-il, répondent plus facilement à l’appel des vierges, afin de mieux tromper, en affectant de paraître aimer la pureté».
Quoi qu’il en soit, les personnes du sexe sont averties qu’un danger particulier les menace. Elles comprendront dès lors la nécessité de s’environner de vigilance, et surtout d’éviter toute participation à aucune pratique suspecte, qui pourrait donner prise sur elles à leur implacable ennemi.
De la bulle de Sixte V ressortent deux faits. D’une part, la multiplicité des pratiques démoniaques : on dirait une ébullition générale de l’Europe, fille de la Renaissance, au souffle de l’esprit satanique ; d’autre part, la persistance de ces honteux phénomènes. «Malgré tous les efforts de l’Église, ajoute le Pontife, on n’a pu parvenir à extirper ces superstitions, ces crimes, ces abus.
De jour en jour on découvre que tout en est plein, omnia plena esse». C’est donc un fait acquis à l’histoire ; un siècle après la Renaissance, les communications de Satan avec l’homme étaient redevenues, comme dans l’ancien paganisme, générales, permanentes, indestructibles, et la puissance du démon s’étendait dans la Cité du bien, jusqu’à des limites inconnues, omnia plena esse in dies detegantur .
Le mal ne fut point arrêté par les défenses pontificales. Le Béarn, Loudun, Louviers, les pays du Nord, les Cévennes, le cimetière de Saint-Médard à Paris, et d’autres lieux, devenus successivement le théâtre de manifestations éclatantes, montrèrent que Satan demeurait maître d’une bonne partie de la place. Pour les esprits frivoles, ces phénomènes furent des jongleries, et leur histoire des contes à dormir debout. Affirmé par quelques-uns, leur caractère démoniaque fut nié opiniâtrement par toute la secte incrédule.
Au siècle de Voltaire, la négation s’étendit à tous les faits du même genre. Divinations, évocations, pactes, magie, possessions, sorcelleries, maléfices, il passa en principe que tout cela n’était qu’un tissu de rêveries. Cette négation audacieuse de l’histoire universelle produisit l’affaiblissement général de la foi au démon, à ses pratiques et à son influence.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|