Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-10-20 21:53:36 |
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CHAPITRE XXX
HISTOIRE CONTEMPORAINE DES DEUX CITÉS.
A ce mouvement d’unification matérielle, correspond, en dehors du Catholicisme, un mouvement non moins rapide de dissolution morale. En fait de doctrines religieuses, sociales, politiques, que reste-t-il debout ? le grand dissolvant de toute espèce de foi, le Rationalisme, n’est-il pas le dieu de la foule ?
Où trouve-t-on des convictions assez profondes, des affirmations assez nettes pour résister aux séductions de l’intérêt, pour braver les menaces ou même l’oubli du pouvoir, pour se maintenir inébranlables au milieu des sophismes de l’impiété et des entraînements du mauvais exemple ?
Quelle peut être l’unité morale d’un monde qui a brisé en morceaux le symbole catholique, qui entend, qui supporte, qui accueille toutes les négations, même celle de Dieu ?
Pareil spectacle n’a été vu qu’une fois : c’est à l’époque où le monde romain penchait vers sa ruine. Formée par l’absorption continue du faible par le fort, du peuple par le peuple, l’unité matérielle arriva jusqu’au despotisme d’un seul homme. Satan avait atteint son but. Rome était le monde, et César était Rome ; et César était Empereur et grand Prêtre de Satan.
Alors le genre humain, sans force de résistance, parce qu’il était sans foi, et sans autre ambition que les jouissances matérielles, panem et circenses, n’était plus qu’un bétail bâtonné, vendu, égorgé, suivant le caprice du maître.
Armées permanentes, grandes capitales, rapidité des communications, centralisation universelle, unification matérielle des peuples, poussée avec une ardeur fiévreuse ; dissolution morale, arrivée au morcellement indéfini de
tout symbole et de toute foi : qui oserait soutenir que ce double phénomène n’est pas le précurseur de la plus colossale tyrannie ? Peut-être la pierre d’attente du règne antichrétien, annoncé pour les derniers temps ? A nos yeux, c’est César à cheval avec Lucifer en croupe.
CHAPITRE XXXI
(SUITE DU PRECÉDENT.)
Se faire adorer à la place du Verbe Incarné : tel a toujours été le but de l’ange rebelle, tel il sera toujours. Il n’en connaît pas d’autre. L’histoire dit ses succès chez les peuples païens d’autrefois et chez les nations idolâtres d’aujourd’hui.
Après avoir, par le rationalisme, le sensualisme, le césarisme et l’antichristianisme, opéré le divorce, aussi complet que possible, de l’homme avec Dieu, il se présente pour rétablir le lien que lui-même a brisé. Fondé sur la nature des choses, son succès, à moins d’un miracle, est infaillible.
Quoi qu’il fasse, le monde inférieur ne peut se soustraire à l’influence du monde supérieur. S’il rompt avec le Roi de la Cité du bien, il tombe forcément sous l’empire du Roi de la Cité du mal. Dieu ou le Diable : pas de milieu.
Source : Livres-mystiques.com
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ami de la Miséricorde
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