Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-10-11 08:30:53 |
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CHAPITRE XXIX
SUITE DU PRECEDENT
Tel fut, et plus horrible encore, le règne de Satan aux jours de sa puissance.
Désormais le genre humain savait ce qu’il en coûte de déserter la Cité du bien, pour vivre dans la Cité du mal. Dieu le prit en pitié. Le jour éternellement mémorable de la Pentecôte brilla sur le monde. Comme un monarque puissant qui entre en campagne, le Saint-Esprit, personnifié dans les apôtres, sort du Cénacle et marche à l’expulsion de l’usurpateur. Rome devient l’enjeu du combat : la prendre ou la garder est le dernier mot de la lutte. Il faut que Rome devienne la capitale de la Cité du bien.
Il le faut, parce que, infidèle à sa mission, Jérusalem a cessé de l’être. Il le faut, parce qu’une cité universelle ne peut avoir pour capitale que la Reine du monde. Il le faut, parce que Rome, longtemps Babylone, doit expier ses monstrueuses prostitutions en devenant la ville sainte. Il le faut, parce que le Verbe Incarné doit manifester Sa toute-puissance, en chassant le tyran de son imprenable forteresse, et, de la capitale de la Cité du mal, faisant la capitale de la Cité du bien.
Conduit par le Saint-Esprit lui-même, Pierre arrive aux portes de Rome, pour en faire le siège. Satan l’a compris. C’est alors qu’il déploie, dans tout son luxe, la haine implacable qui le dévore contre le Verbe Incarné. Après trois cents ans d’une lutte sans exemple dans l’histoire, soit pour l’acharnement et l’étendue de la mêlée, soit pour la nature des armes, soit pour le caractère et le nombre des combattants, l’Esprit du mal est vaincu, vaincu chez lui, vaincu au cœur même de sa citadelle. Ses oracles se taisent, ses temples s’écroulent, ses adorateurs l’abandonnent, sa civilisation corrompue et corruptrice disparaît sous les ruines de son empire.
Rome a changé de maître. Devenue la capitale de la Cité du bien, elle fait sentir au monde entier sa puissante et salutaire influence. Le règne du Saint-Esprit commence dans l’ordre religieux et dans l’ordre social. De l’Orient à l’Occident, Son Nom béni devient populaire. Dans l’antiquité païenne tout parlait de l’Esprit des ténèbres, tout parle maintenant de l’Esprit de lumière. Depuis saint Paul jusqu’à saint Antonin, les Pères de l’Église grecque et de l’Église latine, les grands théologiens du moyen âge, les ascétiques, les prédicateurs n’ont qu’une voix, pour Le faire connaître en Lui-même et dans Ses œuvres.
A l’ardent amour des particuliers pour l’Esprit régénérateur se joint, pendant de longs siècles, la docilité filiale des nations à Ses inspirations salutaires. Quoi qu’en puisse dire une haine aveugle, ces siècles furent l’époque du vrai progrès, de la vraie liberté. Entre mille, le fait suivant, pris dans les annales de l’Europe, sera un cadenas éternel aux lèvres des contradicteurs.
De ces blocs de granit qu’on appelle les Barbares, et qui furent nos aïeux, le monde a vu sortir des enfants d’Abraham. Le nom de l’époque, témoin d’un pareil miracle, est aujourd’hui une injure : nous ne l’ignorons pas. Aussi bien que personne, nous savons ce qu’on est en droit de reprocher au moyen âge. Il n’en demeure pas moins que l’esprit dont il fut animé réalisa les quatre progrès, seuls dignes de ce nom, que l’humanité ait jamais accomplis.
Il constitua la religion. Il fut un jour où l’Europe, jadis prosternée aux pieds de mille idoles monstrueuses et divisée en mille croyances contradictoires, adora le même Dieu, chanta le même symbole. De l’orient au couchant, du sud au septentrion, pas une voix discordante ne troublait ce vaste concert. Unité de foi : magnifique triomphe de la vérité sur l’erreur.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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