Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-10-06 04:59:08 |
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CHAPITRE XXVIII
HISTOIRE POLITIQUE DES DEUX CITÉS
« Aussitôt, contre le droit des gens, ils ravissent des filles déjà promises, des fiancées, quelques-unes même déjà mariées ; ils les déshonorent ; ensuite ils font la guerre à leurs pères, à ceux dont ils avaient épousé les filles, et répandent le sang de leurs alliés.
Quelle impiété ! quelle audace ! Enfin, chasser ses voisins, piller leurs temples et leurs autels, détruire leurs villes, les emmener captifs, s’agrandir par les rapines et par la ruine des hommes, c’est la doctrine de Romulus et de ses successeurs ; si bien que tout ce qu’ils tiennent, tout ce qu’ils possèdent n’est que brigandage.
« Leurs temples ne sont bâtis que des dépouilles des peuples, du sac des villes, des débris des autels, du pillage des dieux, du meurtre des prêtres. Quelle impiété et quelle profanation, de s’agenouiller devant des dieux qu’ils traînent captifs en triomphe ! Adorer ce qu’on a pris, n’est-ce pas consacrer son larcin ? Autant de victoires, autant de crimes ; autant de trophées, autant de sacrilèges !
Et ce n’est pas par leur religion, mais par leur impiété qu’ils sont montés à ce haut faîte de grandeur ; ce n’est pas pour avoir été pieux, mais pour avoir été méchants impunément. » (Minut. Felix, Octav., c. XXIV.)
Voici donc le dernier mot de l’histoire politique du monde, et la révélation éclatante de l’antagonisme redoutable, que Bossuet n’a pas suffisamment entrevu. Les hommes, miraculeusement sauvés des eaux du déluge, reviennent à leurs penchants déréglés.
Dieu se choisit un peuple pour garder Sa vérité, et laisse le démon se choisir un autre peuple, qui sera l’ennemi de la vérité, l’exterminateur des saints, le propagateur du panthéisme et de l’idolâtrie. C’est le peuple romain, rassemblé dans l’asile de Romulus, et qui fut, pour le moins, aussi fidèle à sa mission que le peuple juif à la sienne.
Élever Rome fut, pendant toute l’antiquité, la pensée de Satan et le but invariable de sa politique. Toutefois. Rome et Jérusalem ne devinrent que lentement, et après bien des combats, les capitales des deux cités opposées. Ces combats résument l’histoire. Elle nous montre les royaumes de l’Orient tombant les uns après les autres sous l’empire du démon.
Pour les réunir en un seul corps, est fondée la grande, la voluptueuse, la terrible Babylone. Par ses lois, par son luxe, par ses richesses, par sa cruauté, par sa monstrueuse idolâtrie, la Jérusalem de Satan devient la rivale implacable et la sanglante parodie de la Jérusalem du vrai Dieu. Le monde marche sur deux lignes parallèles.
« Aux fondateurs de la Cité de Dieu, dit saint Augustin, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, Samson, David, Salomon, correspondent Nions, Sémiramis, Pharaon, Cécrops, Romulus, Nabuchodonosor et les autres princes des Assyriens, des Perses, des Grecs et des Romains. Les fondateurs de la Cité du bien notifient les lois de Jéhovah, les cérémonies qu’Il prescrit, les sacrifices qu’Il exige, la défense de l’idolâtrie.
Conserver et étendre la Cité du bien, tel est l’usage qu’ils font de leur puissance. Parallèlement, les fondateurs de la Cité du mal publient les oracles de Satan, ordonnent ses sacrifices, popularisent ses fables, parodient les vérités divines, et font ainsi servir leur puissance au développement de la Cité du mal. » (De civ. Dei, lib. XVIII, c. n et seq., quoad sensum.)
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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