Léon XIV, sa défense de Cupich et Durbin* et Vatican II par Vistemboir2 2025-10-03 15:54:30 |
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Traduction de l’article de Robert Morrison paru le 2 octobre 2025 sur The Remnant sous le titre : « If You Think Leo’s Defense of Cupich and Durbin is Bad, Wait Until You Hear About Vatican II! » ("Si vous pensez que la défense de Cupich et Durbin par Léon est mauvaise, attendez d'entendre parler de Vatican II !")
* Sénateur démocrate américain.
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Beaucoup d’entre nous auraient applaudi une déclaration du pape Léon XIV selon laquelle ni Cupich ni Durbin ne sont réellement catholiques, accompagnée d’une ferme défense de l’enseignement catholique comme étant la vérité qui nous est donnée par Dieu..
Des catholiques convaincus du monde entier ont critiqué à juste titre la tentative de Blase Cupich de décerner un prix catholique au sénateur pro-avortement Richard Durbin, ainsi que la défense de cette initiative par le pape Léon XIV :
" Je ne connais pas très bien ce cas particulier. Je pense qu’il est essentiel d’examiner l’ensemble du travail accompli par le sénateur au cours, si je ne m’abuse, de ses 40 ans de service au Sénat américain. Je comprends les difficultés et les tensions, mais je pense, comme je l’ai moi-même exprimé par le passé, qu’il est important d’examiner de nombreuses questions liées à l’enseignement de l’Église. Quelqu’un qui se dit contre l’avortement tout en se déclarant favorable à la peine de mort n’est pas vraiment pro-vie. Quelqu’un qui se dit contre l’avortement tout en approuvant le traitement inhumain des immigrés aux États-Unis, je ne sais pas si c’est pro-vie. Ce sont des questions très complexes, et je ne sais pas si quelqu’un détient toute la vérité à ce sujet. "
"Pourtant, si on peut trouver des non-catholiques, d'ailleurs nombreux, qui prêchent à pleine voix une communion fraternelle dans le Christ Jésus, on n'en trouverait pas à qui vienne la pensée de se soumettre et d'obéir au Vicaire de Jésus-Christ quand il enseigne et quand il commande. Entre-temps, ils affirment qu'ils traiteront volontiers avec l'Eglise Romaine, mais à droits égaux, c'est-à-dire en égaux avec un égal; mais s'ils pouvaient traiter, il ne semble pas douteux qu'ils le feraient avec la pensée de ne pas être tenus, par le pacte éventuellement conclu, à renoncer aux opinions en raison desquelles, encore maintenant, ils restent dans leurs errements et dans leurs erreurs hors de l'unique bercail du Christ. Dans ces conditions, il va de soi que le Siège Apostolique ne peut, d'aucune manière, participer à leurs congrès et que, d'aucune manière, les catholiques ne peuvent apporter leurs suffrages à de telles entreprises ou y collaborer ; s'ils le faisaient, ils accorderaient une autorité à une fausse religion chrétienne, entièrement étrangère à l'unique Eglise du Christ. Pouvons-nous souffrir - ce serait le comble de l'iniquité - que soit mise en accommodements la vérité, et la vérité divinement révélée ? Car, en la circonstance, il s'agit de respecter la vérité révélée."
• Pro-islam : "L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa Mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes après les avoir ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne." (Déclaration sur les relations de l'Église avec les religions non chrétiennes, Nostra Ætate §3)
• Pro-hindouisme : " Quant aux religions liées au progrès de la culture, elles s’efforcent de répondre aux mêmes questions par des notions plus affinées et par un langage plus élaboré. Ainsi, dans l’hindouisme, les hommes scrutent le mystère divin et l’expriment par la fécondité inépuisable des mythes et par les efforts pénétrants de la philosophie ; ils cherchent la libération des angoisses de notre condition, soit par les formes de la vie ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le refuge en Dieu avec amour et confiance. " (Nostra Ætate §2)
• Pro-bouddhisme : "Dans le bouddhisme, selon ses formes variées, l’insuffisance radicale de ce monde changeant est reconnue et on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront acquérir l’état de libération parfaite, soit atteindre l’illumination suprême par leurs propres efforts ou par un secours venu d’en haut. De même aussi, les autres religions qu’on trouve de par le monde s’efforcent d’aller, de façons diverses, au-devant de l’inquiétude du cœur humain en proposant des voies, c’est-à-dire des doctrines, des règles de vie et des rites sacrés. L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. " (Nostra Ætate §2)
• Pro-protestantisme : "De même, chez nos frères séparés s’accomplissent beaucoup d’actions sacrées de la religion chrétienne qui, de manières différentes selon la situation diverse de chaque Église ou communauté, peuvent certainement produire effectivement la vie de grâce, et l’on doit reconnaître qu’elles donnent accès à la communion du salut. En conséquence, ces Églises et communautés séparées, bien que nous croyions qu’elles souffrent de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. L’Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir d’elles comme de moyens de salut, dont la vertu dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l’Église catholique. " (Décret sur l’œcuménisme Unitatis Redintegratio Ch. I, §3)
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