Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-09-20 21:38:38 |
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CHAPITRE XXVII
(FIN DU PRECÉDENT.)
Et ailleurs : « L’augurat de Romulus n’était point une chose qu’il eût inventée, après la fondation de Rome, pour tromper le vulgaire ignorant ; c’était au contraire une cérémonie religieuse fondée sur une science certaine, et qu’il a laissée à la postérité. Lui et son frère étaient augures avant la fondation de la ville, comme nous le voyons dans Ennius (Ibid., lib. I, ch. XLVIII.)
Numa veut donner des lois à Rome ; mais il consulte l’oracle. Il est proclamé roi par le peuple ; mais, avant d’accepter la royauté, il consulte l’oracle. Cette dernière consultation devint une loi, constamment observée par les successeurs de Numa, pendant toute la durée de l’empire (Antiquit. Rom., art. Romulus et Lituus.) Voyez-vous tous ces rois de la Cité du mal sacrés par Satan ! Quelle nouvelle parodie du vrai Dieu et de la Cité du bien !
Les premiers Romains consultèrent l’oracle de Delphes sur la royauté. Junius Brutus comprit la réponse. Il partit de là pour chasser les rois et établir la république, dont il fut le premier consul. Plus tard, le sénat envoie des ambassadeurs consulter le même oracle, sur le succès de la guerre contre les Veïens : on fait ce qu’il ordonne, et les Romains sont vainqueurs (Id., lib. V, decad. 1.)
En se civilisant, les Romains ne perdent pas l’habitude de recourir aux oracles. Leurs généraux, avant de partir pour la guerre, avant de livrer bataille ; leurs magistrats, avant d’entrer en charge ; leurs hommes les plus célèbres, avant d’entreprendre une affaire importante, ne manquent pas de les consulter.
Sans parler des autres, le grand Cicéron consulte l’oracle de Delphes sur le genre de vie qu’il devait embrasser pour devenir illustre, et la réponse du Dieu détermine sa vocation (Plutarque, in Cicer.) Octavius Rufus, père d’Auguste, consulte Bacchus de Thrace, sur les destinées de son fils, et en reçoit les plus favorables augures (Suètone, in Oct. Aug., c. XCIV.)
Avant la bataille de Pharsale, Cassius consulte l’oracle de Delphes. Plus tard, Tibère consulte celui de Géryon ; Néron, celui de Delphes ; Germanicus, celui de Claros ; Caligula, celui d’Antium ; Vespasien, celui du Dieu Carmel ; Tite, celui de Vénus, à Paphos ; Trajan, celui d’Héliopolis ; Adrien, celui de Jupiter Nicéphore ; Sévère, celui de Jupiter Bélus.
Caracalla consulte avec une avidité incroyable tous ceux qu’il peut trouver. Ainsi de ces autres maîtres du monde, jusqu’à Julien l’Apostat inclusivement.Que dire de cette longue procession de magistrats, de généraux, d’empereurs romains qui consultent le démon ? Encore une fois, n’est-ce pas l’éclatante parodie de ce qui se passait en Israël, et un nouveau trait de parallélisme entre la Cité du mal et la Cité du bien ?
Ce n’est pas tout ; l’oracle divin dirigea constamment les chefs de la nation sainte. De même, sur les réponses qu’ils obtinrent, ces princes du paganisme, dont on admire les lumières, firent une longue suite d’actions éclatantes, quelquefois louables, le plus souvent criminelles, bâtirent des villes, donnèrent des lois, modifièrent les institutions, entreprirent des guerres, livrèrent des batailles, signèrent des traités, réglèrent les affaires de l’État et gouvernèrent l’empire romain, c’est-à-dire la plus grande partie du monde connu.
Et on ose avancer que les oracles étaient sans influence sur la conduite des hommes éclairés, qui n’y croyaient pas !
Source : livres-mystiques.com
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ami de la Miséricorde
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