Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-09-07 21:39:25 |
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CHAPITRE XXV
(AUTRE SUITE DU PRÉCÉDENT.)
«Les prêtres qui en prennent soin habitent près du temple... Ces affreuses divinités ont aussi leurs prêtresses ; ce sont les féticheuses ou épouses du serpent fétiche. A certaines époques de l’année les vieilles prêtresses parcourent les rues du village, enlèvent les jeunes filles de huit à dix ans qu’elles rencontrent, et les conduisent dans leur habitation.
Ces enfants subissent là un noviciat plus ou moins long, et, dès qu’elles sont nubiles, sont fiancées au serpent fétiche. Plus tard, quelques-unes finissent par se marier à de simples mortels, mais assez difficilement, parce que, conservant toujours quelque chose de leur caractère sacré, elles exigent de leur mari une complète soumission».
Tous ces dieux reptiles ne sont pas inoffensifs, comme ceux de Whydah. «Un autre point de notre mission, écrit le père Borghero, offre un sceptacle bien autrement révoltant. Au grand Popo, non loin de Whydah, les serpents n’ont pas de temple, il est vrai : mais ils reçoivent un culte qui fait horreur. Il y a là une espèce de reptiles très féroces, de la race de l’aspic, des boas, dit-on.
Quand un de ces serpents rencontre sur son chemin de petits animaux, il les dévore sans pitié. Plus il est vorace, plus il excite la dévotion de ses adorateurs. Mais les plus grands honneurs, les plus grandes bénédictions lui sont prodigués, lorsque, trouvant quelque jeune enfant, il en fait sa pâture. Alors les parents de cette pauvre victime se prosternent dans la poussière, et rendent grâce à une telle divinité d’avoir choisi le fruit de leurs entrailles pour en faire son repas.
«Et nous, ministres de celui qui a vaincu l’ancien Serpent et qui l’a maudit, nous sommes obligés d’avoir tous les jours ce spectacle sous nos yeux, sans qu’il nous soit donné de venger l’honneur de notre maître, si indignement outragé». Le culte du serpent s’est retrouvé dans les vastes contrées du Nouveau Monde, et ce n’est pas la moindre preuve de l’unité de la race humaine. Lors de la découverte de l’Amérique, les Espagnols constatèrent sur divers points des traces incontestables du culte du serpent.
On se rappelle qu’à Mexico, HUITTZILOPOCHTLI, principale divinité de l’empire, était assis sur une grande pierre cubique, de chaque angle de laquelle sortait un serpent monstrueux. La face du dieu était recouverte d’un masque, auquel était suspendu un autre serpent.
Le temple dédié à QUETZALCOHUATL, autre divinité mexicaine, était de forme ronde, et l’entrée représentait une gueule de serpent, béante d’une manière horrible, et qui remplissait de terreur ceux qui s’en approchaient pour la première fois. Dans les annales les plus reculées des Mexicains, la première femme, appelée par eux la mère de notre chair, est toujours représentée comme vivant en rapport avec un grand serpent.
Cette femme, figurée dans leurs monuments par une sorte d’hiéroglyphes, porte le nom de CIKUACOHUATL, ce qui signifie mot à mot : femme au serpent. Entre autres présents, on lui offrait des épines teintes du sang des prêtres et des nobles, puis des victimes humaines.
C’est ici le lieu de consigner une observation qui se reproduit plusieurs fois dans notre étude. Toute croyance religieuse se traduit par des actes spéciaux qui la caractérisent. Et rien n’est plus vrai que le mot cité plus haut : Dis-moi ce que tu crois, je te dirai ce que tu fais. En ce qui concerne le culte du serpent, l’expérience montre que chez presque tous les peuples, son infaillible corollaire a été le sacrifice humain. N’est-ce pas la preuve évidente que le culte du serpent n’est autre chose que le culte du grand Homicide ? Continuons notre marche.
Source : Livres-mystiques.com
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ami de la Miséricorde
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