Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-09-06 22:50:56 |
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CHAPITRE XXV
(AUTRE SUITE DU PRÉCÉDENT.)
Au rapport de Bosman, dans d’autres contrées de cette triste partie du monde, on voit, comme dans l’antiquité, les plus belles filles du pays, consacrées au service des serpents. Il y a ceci de particulier que les nègres croient que le grand serpent et ses confrères ont coutume de guetter, au printemps, les jeunes filles sur le soir, et que l’approche ou l’attouchement de ces reptiles leur fait perdre la raison (Bosman, ubi supra.).
Des voyages plus récents confirment ces détails et en ajoutent de nouveaux. «Dans tous les villages, nous disait, il y a peu de temps, celui de nos missionnaires qui a pénétré le plus loin dans l’intérieur de l’Afrique, vous trouvez le fétiche de la localité, sans compter les fétiches de chaque case.
Le fétiche du village est ordinairement un gros serpent, qui se promène en liberté dans toutes les rues. Le premier que j’aperçus m’inspira une véritable frayeur. Je saisis mon bâton pour le frapper. Mon guide me retint le bras, et bien il fit. Si j’avais eu, le malheur de toucher au dieu, j’aurais été sur-lechamp mis en pièces. »
A la date du 28 avril 1861, un autre missionnaire écrit du Dahomey : « Le peuple de ce pays semble voué au plus abominable fétichisme. Le culte des serpents vivants est en vogue sur beaucoup de points de la côte ; mais nulle part ils n’ont des temples et des sacrifices réguliers, comme à Whydah (Ville d’environ 20,000 âmes, sur le bord de la mer.)
Dans une enceinte bien disposée, on nourrit une centaine de gros serpents, qui vont, quand bon leur semble, se promener en ville. Alors, tous ceux qui les rencontrent se prosternent le front dans la poussière, pendant que l’abominable animal avance lourdement sur le chemin, jusqu’à ce que quelque fervent adorateur le prenne avec respect et le reporte à son sanctuaire»1.
Ce temple, ou plutôt cet affreux repaire, a été visité, en 1860, par un chirurgien de la marine impériale, qui en donne la description suivante : «Ma première visite fut pour le temple des serpents fétiches, situé non loin du fort, dans un lieu un peu isolé, sous un groupe d’arbres magnifiques.
Ce curieux édifice consiste simplement en une sorte de rotonde, de dix à douze mètres de diamètre, et de sept à huit de hauteur. Ses murs en terre sèche sont percés de deux portes opposées, par lesquelles entrent et sortent librement les divinités du lieu. La voûte de l’édifice, formée de branches d’arbres entrelacées qui soutiennent un toit d’herbes sèches, est constamment tapissée d’une myriade de serpents, que je pus examiner à mon aise...
«Leur taille varie d’un à trois mètres. La tête est large, aplatie et triangulaire à angles arrondis, soutenue par un cou un peu moins gros que le corps. Leur couleur varie du jaune clair au jaune verdâtre. Le plus grand nombre portent sur le dos deux lignes brunes.
Les autres sont irrégulièrement tachetés. Lors de ma visite, ces animaux pouvaient s’élever à plus d’une centaine. Les uns descendaient ou montaient enlacés à des troncs d’arbres, disposés à cet effet le long des murailles ; les autres, suspendus par la queue, se balançaient nonchalamment au-dessus de ma tête, dardant leur triple langue et me regardant avec leurs yeux clignotants ; d’autres, enfin, roulés ou endormis dans les herbes du toit, digéraient sans doute les dernières offrandes des fidèles. Malgré l’étrangeté fascinante de ce spectacle, je me sentais mal à l’aise au milieu de ces visqueuses divinités...
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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