Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-08-31 07:34:15 |
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CHAPITRE XXIV
(SUITE DU PRECEDENT)
Comme si le culte perpétuel du serpent indigène n’eût pas suffi, les Romains, dans les circonstances difficiles, recouraient à un serpent étranger, regardé comme plus puissant. Ainsi, l’an 401, leur ville étant, depuis trois ans, désolée par une peste dont rien ne pouvait arrêter les ravages, ils consultèrent les vieux livres sibyllins, inspectis sibyllinis libris.
On y trouva que l’unique moyen de faire cesser le fléau était d’aller chercher Esculape, à Épidaure, et de le conduire dans la ville. En conséquence, une galère est équipée et une députation, conduite par Quintus Ogulnius, se rend à Épidaure. Quand les députés eurent présenté leur requête, un grand serpent sortit du temple, se promena dans les endroits les plus fréquentés de la ville, avec des yeux doux et une démarche calme, au milieu de l’admiration religieuse de tout le peuple.
« Bientôt, continue l’historien romain, poussé par le désir d’occuper l’illustre sanctuaire qui lui était réservé, le dieu accéléra sa marche et vint monter sur la galère romaine. Il choisit pour sa demeure la chambre même d’Ogulnius, se roula en cercles multipliés et se livra aux douceurs d’un repos profond. Les Romains, qui l’avaient reçu avec un respect mêlé de frayeur, le conduisirent à Rome.
La galère ayant abordé au-dessous du mont Palatin, le serpent s’élança dans le fleuve qu’il traversa à la nage et vint se reposer dans le temple qui lui était préparé, sur l’île du Tibre. A peine le dieu fut dans son sanctuaire que la peste disparut».
Lactance confirme le récit de Valère Maxime et admet la disparition subite de la peste qu’il attribue sans hésiter à l’influence d’un démon puissant, sous la forme du serpent d’Épidaure.
Le premier peuple du monde, la grande république romaine envoyant une ambassade solennelle au Serpent : quelle éloquence dans ce seul fait, et quelle sinistre lueur il jette sur l’antiquité païenne ! Même à l’époque de l’histoire romaine, décorée dans les collèges du nom de Siècle d’Or, le culte de l’odieux reptile n’avait rien perdu de sa splendeur ni de sa popularité : au contraire. Le Serpent était honoré partout, dans les temples du dieu, dans le palais des empereurs, dans le boudoir des dames, dans les maisons des simples particuliers.
Attia, mère d’Auguste, étant venue au milieu de la nuit, suivant l’usage pratiqué dans les temples à oracles par songes, dormir dans le temple d’Apollon, fut touchée par le Dieu sous la forme d’un serpent. Son corps fut marqué de la figure indélébile de cet animal, à tel point qu’elle n’osa plus se montrer dans les bains publics. A raison de ce fait, Auguste se prétendit fils d’Apollon, et voulut que ses médailles perpétuassent le souvenir de cette glorieuse descendance.
Les vestales n’avaient pas seulement la garde du feu sacré ; elles étaient spécialement chargées de soigner un serpent sacré, vénéré comme le génie tutélaire de la ville de Rome. Elles lui apportaient sa nourriture tous les jours, et lui préparaient un grand festin tous les cinq ans.
Ces vierges païennes avaient aussi sous leur garde une autre idole que la pudeur ne permet pas de nommer : idole infâme qu’on tirait du temple de Vesta, les jours de triomphe, pour la suspendre au char des triomphateurs. En sorte que le but de Satan était de conduire la pauvre humanité au dernier degré de la cruauté et de l’impudicité. Il l’avait atteint : et on nous parle de la belle antiquité !.
Héliogabale ne faisait donc rien de nouveau, rien qui fût de nature à surprendre les Romains, moins encore à les choquer, lorsqu’il fit apporter à Rome des serpents égyptiens, afin de les adorer comme de bons génies.
Source : Livres-mystiques.com
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ami de la Miséricorde
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