Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-08-28 21:43:18 |
|
Imprimer |
CHAPITRE XXIV
(SUITE DU PRECEDENT)
Aucun animal n’a obtenu en Grèce les honneurs divins, à la seule exception du serpent. Dans cette terre, prétendu berceau de la civilisation, il avait un grand nombre de temples. Les Athéniens conservaient toujours un serpent vivant et le regardaient comme le protecteur de leur ville :
parodie de Jéhovah gardien de Son peuple dans l’arche d’alliance. Ils lui attribuaient la vertu de lire dans l’avenir. C’est pour cela qu’ils en nourrissaient de familiers, afin d’avoir toujours à leur portée les prophètes et les prophéties.
Afin de continuer magnifiquement ce culte, si glorieux pour la sage Athènes, Adrien fit bâtir dans cette ville un temple resplendissant d’or et de marbre, dont la divinité fut un grand serpent apporté de l’Inde (Dion., in Adrian.) Nous avons donc eu raison de le dire et nous ne cesserons de le répéter :
aux beaux jours de la Grèce et même au temps d’Adrien, la civilisation d’Athènes, la métropole des lumières, dit-on dans les collèges, était au-dessous de la civilisation d’Haïti, où l’on condamne à mort, comme nous le verrons bientôt, les adorateurs du serpent. Selon Plutarque, le culte du serpent était pratiqué dans la Thrace jusqu’au délire, par les Edoniennes.
« La mère d’Alexandre, dit-il, Olympias, aimant telles fureurs divines, attirait après elle dans leurs danses de grands serpents privés, lesquels se glissaient souvent entre les lierres, dont les femmes sont couvertes en telles cérémonies, et s’entortillaient à l’entour des javelines qu’elles tiennent en leurs mains, et des chapeaux qu’elles ont sur leurs têtes : ce spectacle épouvantait les hommes. » (Vie dAlexandre, trad. d’Amyot.) Leurs cris étaient la répétition continuelle de ces mots Evoe, saboe, flues, altis.
Chez les Épirotes, l’affreux reptile jouissait des mêmes honneurs et de la même confiance. Son sanctuaire était un bois sacré, entouré de murs. Une vierge était sa prêtresse.
Seule elle avait accès dans la redoutable enceinte. Seule elle pouvait porter à manger aux dieux et les interroger sur l’avenir. Suivant la tradition du pays, ces serpents étaient nés du serpent Python, seigneur de Delphes.
A Délos, Apollon était adoré sous la forme d’un dragon qui rendait pendant l’été des oracles sans ambiguïté.
A Épidaure, le dieu Esculape était un serpent. On le croyait le père d’une race de serpents sacrés, dont les colonies épidauriennes avaient soin d’emporter avec elles un individu, qu’elles installaient dans leur nouveau temple (Ælian., lib. XI, c. II.)
Que, dès la plus haute antiquité, il y ait eu à Delphes un monstrueux serpent tenu pour un dieu, c’est ce qu’affirment les premiers habitants du pays. Que, suivant la fable, ce serpent ait été tué par Apollon, il n’en reste pas moins que Delphes était devenu le lieu fatidique le plus célèbre de l’ancien monde.
Sous une forme ou sous une autre, l’antique serpent y régnait en maître, et de là sur toute la Grèce et sur une grande partie de l’Occident. Telle était la confiance qu’il inspirait, que les villes grecques et même les princes étrangers envoyaient à Delphes leurs trésors les plus précieux et les mettaient en dépôt sous la protection du Dieu-reptile.
Par une nouvelle insulte à Celle qui devait un jour lui écraser la tête, à Delphes comme en Épire, à Lavinium et partout, Satan voulait une vierge pour prêtresse : et comme il la traitait !
Jeune dans le principe, elle dut plus tard, à cause de la lubricité des adorateurs, être d’un âge mûr. Lorsque le Dieu voulait parler, les feuilles d’un laurier planté devant le temple s’agitaient ; le temple lui-même tremblait jusque dans ses fondements.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|