Messages récents | Retour à la liste des messages | Rechercher
Afficher la discussion

Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
par ami de la Miséricorde 2025-08-27 21:49:48
Imprimer Imprimer



CHAPITRE XXIV
(SUITE DU PRECEDENT)


Mais, si vous pénétrez dans le fond du temple, et que vous cherchiez la statue du dieu auquel il est consacré, un pastophore ou quelque autre employé du temple s’avance d’un air grave, en chantant un paean en langue égyptienne, et soulève un peu le voile, comme pour vous montrer le dieu. Que voyez-vous alors ?

Un chat, un crocodile, un serpent ! Le dieu des Égyptiens paraît... c’est une affreuse bête se vautrant sur un tapis de pourpre. » (Champollion, ibid.)

Le savant philosophe aurait pu ajouter : un bouc. En effet, c’est jusqu’à l’adoration de cet animal immonde, sous les noms divers de faune, de satyre, de bouc, de poilu, pilosi, comme l’appelle l’Écriture, que Satan avait conduit l’humanité.

« Le culte du bouc, dit le savant Jablonski, n’était pas particulier à la ville égyptienne de Mendès ; toute l’Égypte le pratiquait, et tous les adorateurs avaient chez eux le portrait plus ou moins fidèle de leur dieu. Son domicile principal n’en était pas moins à Mendès, préfecture dont il était le dieu tutélaire.

Son temple y était aussi grand que splendide, et là seulement était un bouc vivant et sacré. Il était placé au rang des huit grands dieux antérieurs aux douze autres » (Jablonski, Panthéon égyptien, liv. II, c. VII.), et honoré par des pratiques que nous nous abstiendrons de décrire.

Comme Elien nous l’apprend, chat, bouc ou crocodile, le dieu principal était toujours accompagné d’un cortège de serpents. L’Égypte était donc bien la terre du Serpent.

Il y régnait, sur la vie publique et sur la vie privée, avec une puissance dont le christianisme nous a mis dans l’heureuse impossibilité de mesurer l’étendue. Serait-il sans fondement d’attribuer les prestiges exceptionnels, rapportés dans l’Écriture, à ces relations, plus habituelles et plus intimes que dans aucun pays, des médiums égyptiens avec le terrible père du mensonge ?

Comme il est constant que le paganisme occidental est venu du paganisme oriental, nous ne devrons pas être surpris de trouver le culte solennel du serpent dans la Grèce, en Italie et même chez les peuples du Nord. Et quel culte, grand Dieu ! Dans les bacchanales il avait pour but de célébrer l’alliance primitive du serpent avec la femme. Écoutons Clément d’Alexandrie :

« Dans les orgies solennelles en l’honneur de Bacchus, les prêtres, qu’on dirait piqués par un œstre furieux, déchirent des chairs palpitantes, et couronnés de serpents, appellent Ève par de vastes hurlements, Ève qui la première ouvrit la porte à l’erreur.

Or, l’objet particulier des cultes bachiques est un serpent consacré par des rites secrets. Maintenant, si vous voulez savoir au juste la signification du mot Éva, vous trouverez que, prononcé avec une aspiration forte, HEVA veut dire serpent femelle.»(Cohortat. ad Gentes, c. II.)

Sans cesse rappelée, célébrée, figurée, accomplie dans l’initiation aux mystères de certains cultes, cette alliance était chantée par la poésie et racontée par l’histoire, qui n’osait la révoquer en doute, ni en elle-même ni dans ses conséquences.

Comme il n’y a rien de nouveau sous le soleil, et que la religion de Satan a toujours le même but, on peut affirmer que c’est en la contractant, que les jeunes filles devenaient, dans l’antiquité païenne, comme aujourd’hui en Afrique, prêtresses du serpent.

Quoi qu’il en soit de ces infamies, indiquées ici pour rappeler au monde l’indicible dégradation, à laquelle Satan avait conduit l’humanité païenne, la reconnaissance infinie que nous devons au Verbe rédempteur, et la profonde sagesse de l’Église dans ses prescriptions antidémoniaques, telle était la vénération dont l’odieux reptile jouissait parmi les Grecs, qu’Alexandre se faisait gloire de l’avoir eu pour père.

De là vient que ses médailles le représentent sous la forme d’un enfant sortant de la gueule d’un serpent. Nous verrons bientôt qu’Auguste se vantait d’avoir la même origine.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

     

Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !


  Envoyer ce message à un ami


 28/08 St Augustin, évêque, confesseur et docteur de l’Eglise par ami de la Miséricorde  (2025-08-27 21:43:12)
      Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde  (2025-08-27 21:49:48)


256 liseurs actuellement sur le forum
Mentions Légales
[Valid RSS]