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Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
par ami de la Miséricorde 2025-08-18 22:43:03
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CHAPITRE XXII

1° Certains peuples reconnaissent positivement dans ces déformations l’influence de leurs dieux. « Quant aux femmes australiennes, écrit un missionnaire, c’est moins le goût de la parure que l’idée d’un sacrifice religieux, qui les porte à se mutiler. Lorsqu’elles sont encore en bas âge, on leur lie le bout du petit doigt de la main gauche, avec des fils de toile d’araignée ; la circulation du sang se trouvant ainsi interrompue, on arrache au bout de quelques jours la première phalange, qu’on dédie au serpent boa, aux poissons ou aux Kanguroos. » (Annales, etc., n. 98, p. 75).

Il en est de même de la déformation frontale par la coloration. Son caractère d’obscénité révoltante accuse une autre cause, que la jalousie de l’homme ou la coquetterie de la femme.

2° La partie du corps le plus universellement et le plus profondément déformée, c’est le cerveau. D’où vient cette préférence ? Au point de vue de l’action démoniaque, il est facile d’en comprendre le motif. Le cerveau est le principal instrument de l’âme. L’altérer, c’est altérer tout l’homme. Or, cette déformation a pour résultat d’entraver le développement des facultés intellectuelles, de favoriser les passions brutales et de dégrader l’homme au niveau de la bête.

3° Parmi tous les peuples, un seul peuple, mêlé à tous les peuples, échappe à cette tendance, c’est le peuple juif. Investi d’une mission providentielle, dont la lettre de créance est son identité, il faut qu’il soit éternellement reconnu pour juif, et Satan n’a pas la permission de le défigurer. « Comme exempte de la déformation, je citerai cette petite nation juive, qui a joué un rôle si remarquable dans l’humanité, et dont le type s’est conservé pur, dès les temps les plus reculés (Gosse, p. 16). »

4° Plus les nations se trouvent étrangères à l’influence du Christianisme ou du Saint-Esprit, plus la tendance à la déformation est générale ; au contraire, plus elles sont chrétiennes, plus elle diminue. « En parlant des habitants de la Colombie, M. Duflot de Moiras fait remarquer que là où le catholicisme s’est introduit, la déformation a cessé. » Elle disparaît complètement chez les vrais catholiques, les saints, les prêtres, les religieux et les religieuses.

Déformer l’homme, afin d’effacer en lui l’image de Dieu, ce n’est pas assez : nous avons ajouté qu’à tout prix Satan veut le faire à la sienne. Ici encore vient s’ajouter un nouveau trait au parallélisme constant, que nous avons observé.

Dans la Cité du bien, l’image de Dieu la plus éloquente et la plus populaire, c’est le crucifix. Donc le crucifix est l’image obligée de l’homme ici-bas. Mortification universelle de la chair et des sens, empire absolu de l’âme sur le corps, dévouement sans bornes, détachement des choses temporelles, résignation, douceur, humilité, aspiration constante vers les réalités de la vie future n’est-ce pas là tout l’homme voyageur ? Et voilà le crucifix. De là, cette définition de la vie, donnée par le concile de Trente : La vie chrétienne est une pénitence continuelle, vita christiana, perpetua poenitentia.

Par ses images, le Roi de la Cité du mal définit aussi la vie ; mais il la définit à sa manière. Pas une des innombrables statues, sous lesquelles il se présente aux hommages des hommes, qui ne soit un appel à certaine passion. Plusieurs fois nous avons visité les galeries de Florence, les musées de Rome et de Naples, les ruines de Pompéi et d’Herculanum. Nous avons vu les dieux de l’Océanie ; d’autres ont vu, pour nous, les temples du Thibet, les pagodes de l’Inde et de la Chine. Or, les milliers d’images, emblèmes, statues, antiques et modernes, qui encombrent ces lieux, si différents d’âge et de destination, répètent, chacun à sa manière, le mot séduisant qui perdit l’homme au paradis terrestre : Jouis ; c’est-à-dire, oublie tes destinées ; oublie le but de la vie, adore ton corps, méprise ton âme, dégrade-toi, déforme-toi ; que l’image du crucifix s’efface de ton front, de tes pensées et de tes actes, afin que tu sois l’image de celui que tu adores, la Bête.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

     

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