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Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
par ami de la Miséricorde 2025-08-10 06:50:12
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CHAPITRE XXI
(AUTRE SUITE DU PRÉCÉDENT.)


« Au signal donné, la musique, les tamtams, les vociférations de la foule remplissent l’air d’un bruit infernal : c’est l’annonce du sacrifice. Les sacrificateurs s’approchent de la victime, armés de mauvais couteaux, et commencent leur atroce ministère. Suivant les rites, la victime doit être dépecée toute vivante, et par les articulations. On commence par la main droite qu’on détache du bras, en coupant l’articulation du poignet.

De là, on passe au pied gauche, qu’on coupe au-dessous de la cheville ; puis on vient à la main gauche, et au pied droit. Des poignets on passe aux coudes, des coudes aux genoux, des genoux aux épaules, des épaules aux cuisses, toujours en alternant, jusqu’à ce qu’il ne reste que le tronc, surmonté de la tête. Ainsi fut immolé mon malheureux jeune homme.

« A mesure qu’ils tombent, les membres de la victime sont portés dans les chaudières pleines d’eau bouillante. On termine l’opération en tranchant, ou mieux en sciant la tête qui est jetée au milieu de la place. Alors commence un spectacle, dont rien ne saurait donner même une faible idée. Les spectateurs semblent saisis d’une fureur diabolique. Au son d’une musique affreusement discordante, au bruit de vociférations inhumaines, les femmes échevelées, les hommes défigurés par je ne sais quelle ivresse magique, se livrent à des danses ou plutôt à des contorsions effrayantes.

La ronde infernale n’a d’autre règle que l’obligation, pour chaque danseur, de donner, en dansant et sans s’arrêter, un coup de pied à la tête de la victime, qu’on fait ainsi rouler sur tous les points de la place, et de saisir avec un couteau, en passant près des chaudières, un morceau de chair, mangé avec la voracité du tigre. Ils croient par là apaiser le fétiche en courroux. »

Sous une forme palliée, l’anthropophagie religieuse se manifeste dans les festins qui suivent la victoire. L’homme comprend si bien qu’il est dirigé par des êtres supérieurs à lui, que, sans distinction de races, de climats ou de civilisation, tous les peuples célèbrent les événements heureux, tels que les succès remportés à la guerre, par des fêtes religieuses. Les nations chrétiennes offrent leur Dieu en sacrifice et chantent le Te Deum, en actions de grâces. Le sacrifice de l’homme est l’Eucharistie de celles qui ne le sont pas, et la manducation de la chair humaine, le Te Deum de l’anthropophage : ici les faits abondent.

« Avant leur conversion les habitants des îles Gambier étaient en guerre continuelle. Ils étaient anthropophages à tel point, qu’une fois, après une lutte sanglante entre deux partis, un énorme tas de cadavres ayant été élevé, les vainqueurs les dévorèrent dans un grand festin qui dura huit jours. » (Annales, etc., n. 143, p. 299).

Ceux de l’archipel Fidji ne déposent jamais les armes. « Tout ce qui tombe entre les mains du vainqueur, écrivent les missionnaires, est sur-le-champ massacré, rôti et dévoré. Il y a maintenant une lutte, ou plutôt une boucherie de ce genre, entre Pan et Reva, où chaque jour se renouvellent des scènes d’un cannibalisme digne des bêtes féroces. D’immenses pirogues vont d’un rivage à l’autre, chargées de corps morts, dont chaque parti fait hommage à ses divinités sanguinaires, avant de les porter au four... Dans certaines îles on ajoute l’insulte à la cruauté. On coupe la tête de la victime ; on la parfume d’huile ; on soigne sa chevelure avec symétrie, et, lorsque le corps est rôti, elle vient reprendre sa place sur la table du festin. (id., n. 115, p. 509).

« A Viti-Levou, lorsque arrive l’époque des fêtes publiques, un mets quelconque est toujours décerné pour prix d’adresse au vainqueur. Lorsque nous abordâmes, c’était le corps rôti d’un malheureux Vitien. J’avais été invité à prendre part à la fête. Vous devinez le motif de mon refus. Au reste, dans cette île et dans celles qui en sont le plus rapprochées, les repas de chair humaine sont très fréquents. Pour célébrer un événement tant soit peu remarquable, le roi a coutume de servir à ses amis les membres de quelqu’un de ses infortunés sujets. » (Annales, etc., n. 82, p. 198).

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

     

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