8ème Dimanche après la Pentecôte par ami de la Miséricorde 2025-08-03 06:52:30 |
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CHAPITRE XX
(SUITE DU PRÉCÉDENT.)
«Chez ce peuple, dit Philon de Byblos, c’était un antique usage que, dans les graves dangers, pour prévenir une ruine universelle, les chefs de la ville ou de la nation livrassent les plus chéris de leurs enfants pour être immolés, comme une rançon, aux dieux vengeurs.
C’est ainsi que Cronus, roi de ce pays, menacé d’une guerre désastreuse, immola lui-même son fils unique, sur l’autel qu’il avait dressé pour cela. L’immolation de la victime était accompagnée de cérémonies mystérieuses».
Dans tous les lieux où le christianisme n’a pas détruit son empire, le Roi de la Cité du mal continue la sanglante parodie.
Les Thargélies subsistent encore aujourd’hui chez les Condes, peuples de l’Inde, telles à peu près que nous les avons vues dans la Grèce, il y a trois mille ans. Là, on engraisse des enfants qu’on égorge par centaines, au printemps, et dont le sang, répandu sur les prairies, passe pour avoir la vertu de les féconder.
A la date du 6 septembre 1850, l’évêque d’Olène, vicaire apostolique de Visigapatam (Inde anglaise), écrit : « Le gouvernement anglais a cru devoir porter la guerre jusqu’aux foyers des Condes : en voici la raison. Les sacrifices humains sont encore en usage chez ce malheureux peuple.
A l’occasion d’une fête, ou d’une calamité, à l’époque des semailles surtout, ils immolent des enfants de l’un et de l’autre sexe. Dans ce but, on fait de ces innocentes victimes comme des dépôts pour servir dans les différentes circonstances... Tout prétexte est bon pour cette boucherie : un fléau public, une maladie grave, une fête de famille, etc.
« Huit jours avant le sacrifice, le malheureux enfant ou adolescent qui doit en faire les frais est garrotté. On lui donne à boire et à manger ce qu’il désire. Pendant cet intervalle, les villages voisins sont invités à la fête. On y accourt en grand nombre.
Lorsque tout le monde est réuni, on conduit la victime au lieu du sacrifice. En général, on a soin de la mettre dans un état d’ivresse.
Après l’avoir attachée, la multitude danse à l’entour. Au signal donné, chaque assistant court couper un morceau de chair qu’il emporte chez lui. La victime est dépecée toute vivante. Le lambeau que chacun en détache pour son propre compte doit être palpitant. Ainsi chaud et saignant, il est porté en toute hâte sur le champ qu’on veut féconder. Tel est le sort réservé à ceux qui me parlaient, et cependant ils dansèrent une grande partie de la nuit» (Annales de la Prop. de la foi, n. 138, p. 402 et suiv.)
Mêmes sacrifices chez certaines peuplades mahométanes de l’Afrique orientale. «Dans une ville arabe que je connais (Annal., id., mars 1863, p. 132.), écrit un missionnaire, j’ai visité la maison où l’on immola, il y a quatre ans, trois jeunes vierges, pour détourner un malheur qui menaçait la contrée.
Cette barbarie n’était pas le fait d’un seul, mais l’accomplissement d’une décision prise en conseil par les grands du pays.
Je sais de source certaine, et j’en pourrais produire les témoins, que ces malheureuses victimes de la superstition musulmane ont été divisées en tronçons, et leurs membres portés et enterrés en divers endroits du territoire menacé». Des horreurs semblables se commettent en Chine et dans l’Océanie : Satan est toujours et partout le même (ibid., n. 116, p. 49, etc., etc.)
Source : Livres-mystiques.com
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ami de la Miséricorde
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