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Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
par ami de la Miséricorde 2025-08-02 08:09:42
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CHAPITRE XX
(SUITE DU PRÉCÉDENT.)


Les malheureuses victimes étaient conduites dans l’île de Crète et enfermées dans un labyrinthe, où elles étaient dévorées par un monstre, moitié homme et moitié taureau, qui ne se nourrissait que de chair humaine. « Qu’est-ce donc que cet Apollon, ce dieu sauveur que consultent les Athéniens, demande Eusèbe aux auteurs païens, historiens du fait ?

Sans doute, il va exhorter les Athéniens au repentir et à la pratique de la justice. Il s’agit bien de pareilles choses ! Qu’importent de tels soins pour ces excellents dieux, ou plutôt pour ces démons pervers ? Il leur faut, au contraire, des actes du même genre, immiséricordieux, féroces, inhumains, ajoutant, comme dit le proverbe, la peste à la peste, la mort à la mort.

« Apollon leur ordonne d’envoyer chaque année au Minotaure sept adolescents et sept jeunes vierges, choisis parmi leurs enfants. Pour une seule victime, quatorze victimes, innocentes et candides ! Et non pas une fois seulement, mais à tout jamais, de manière que jusqu’au temps de la mort de Socrate, c’est-à-dire plus de cinq cents ans après, l’odieux et atroce tribut n’était pas encore supprimé chez les Athéniens. Ce fut, en effet, la cause du retard apporté à l’exécution de la sentence capitale rendue contre ce philosophe».

Outre ces immolations périodiques, les Athéniens, dans les circonstances difficiles, n’hésitaient pas plus que les autres peuples de la belle antiquité, à recourir, sur la demande des dieux, aux sacrifices humains. C’était au moment de livrer bataille à la flotte de Xerxès.

« Pendant que Thémistocle, écrit Plutarque, faisait aux dieux des sacrifices sur le vaisseau amiral, on lui présenta trois jeunes prisonniers d’une beauté extraordinaire, magnifiquement vêtus et chargés d’ornements d’or. On disait que c’étaient les enfants de Sandaque, sœur du roi, et d’un prince appelé Artaycte.

« Au moment où le devin Euphrantidès les aperçut, il remarqua qu’une flamme pure et claire sortait du milieu des victimes, et un éternuement donna un augure à droite. Alors, appuyant sa main droite sur Thémistocle, il lui ordonna, après avoir invoqué Bacchus Omestès (mangeur de chair crue), de lui immoler ces jeunes gens, l’assurant que la victoire et le salut des Grecs seraient ainsi assurés. »

Thémistocle semble hésiter ; mais les soldats veulent qu’on suive l’avis du devin, et les jeunes gens sont immolés. (In Themist., c. su, n. 3.)

A l’instar des Grecs, les Romains avaient aussi leurs expiateurs publics. C’étaient des victimes choisies et dévouées d’avance. Dans les calamités publiques, on allait les prendre pour les égorger, dans le lieu où elles étaient nourries : comme le boucher va chercher au pâturage le bœuf qu’il conduit à l’abattoir.
La capitale de la civilisation païenne, Rome, a sacrifié des victimes humaines jusqu’à l’avènement du christianisme ; et, parmi les sacrificateurs, Dion Cassius cite l’homme le plus éminent de l’antiquité, Jules César. « A la suite des jeux qu’il fit célébrer après ses triomphes (dans lesquels fut égorgé Vercingétorix), ses soldats se mutinèrent. Le désordre ne cessa que lorsque César se fut présenté au milieu d’eux, et qu’il eut saisi de sa main un des mutins pour le livrer au supplice.

Celui-là fut puni pour ce motif, mais deux autres hommes furent, en outre, égorgés en manière de sacrifice. C’est dans le champ de Mars, par les pontifes et par le flamine de Mars qu’ils furent immolés (Hist. Rom. XLIII, c. 24.) » Ajoutons avec Tite-Live qu’il était permis au consul, au dictateur et au préteur, quand il dévouait les légions des ennemis, de dévouer non pas soi-même, mais le citoyen qu’il voulait, pris dans une légion romaine.Les Romains et les Grecs n’étaient que les imitateurs des peuples de l’Orient, et des Phéniciens en particulier. Voisins des Juifs, dont ils connaissaient les rites sacrés, ces derniers purent, en effet, recevoir dès le principe et accepter sans résistance la contrefaçon du bouc émissaire.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

     

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