Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-07-31 21:46:03 |
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CHAPITRE XX
(SUITE DU PRÉCÉDENT.)
L’histoire des sacrifices humains révèle dans ses dernières profondeurs la haine du grand Homicide, contre le Verbe Incarné et contre l’homme Son frère. Cette haine ne saurait être plus intense dans sa nature, ni plus étendue dans son objet. D’une part, elle va jusqu’où elle peut aller, à la destruction ; d’autre part, le sacrifice humain a fait le tour du monde. Il règne encore partout où règne sans contrôle le Roi de la Cité du mal.
Autant s’amuser à établir l’existence du soleil, que d’accumuler les preuves de ce monstrueux phénomène1. Nous nous contenterons de rappeler quelques faits, propres à montrer jusqu’où Satan pousse la parodie des institutions divines, sa soif inextinguible de sang humain, et sa préférence, libre ou forcée, pour la forme du serpent.
Parmi les rites sacrés prescrits à Moïse, je ne sais s’il en est aucun de plus mystérieux et de plus célèbre que celui du bouc émissaire. Deux boucs, nourris pour cet usage, étaient amenés au grand prêtre, à l’entrée du Tabernacle. Chargés de tous les péchés du peuple, l’un était immolé en expiation, l’autre chassé au désert, pour marquer l’éloignement des fléaux mérités. Le sacrifice avait lieu chaque année, vers l’automne, à la fête solennelle des Expiations.
Cette institution divine, le Roi de la Cité du mal s’empresse de la contrefaire. Mais il la contrefait à sa manière: au lieu du sang d’un bouc, il exige le sang d’un homme. Écoutons les païens eux-mêmes nous raconter, avec leur calme glacé, l’horrible coutume.
Dans les républiques de la Grèce, et notamment à Athènes, on nourrissait aux frais de l’État quelques hommes vils et inutiles. Arrivait-il une peste, une famine ou une autre calamité, on allait prendre deux de ces victimes et on les immolait, pour purifier la ville et la délivrer. Ces victimes s’appelaient demosioi, nourris par le peuple ; pharmakaoi, purificateurs ; Katharmata, expiateurs.
Il était d’usage d’en immoler deux à la fois : un pour les hommes, et un pour les femmes, sans doute afin de rendre plus complète la parodie des deux boucs émissaires. L’expiateur pour les hommes portait un collier de figues noires ; celui des femmes en avait un de figues blanches. Afin que tout le monde pût jouir de la fête, on choisissait un lieu commode pour le sacrifice. Un des archontes, ou principaux magistrats, était chargé d’en soigner tous les préparatifs et d’en surveiller tous les détails.
Le cortège se mettait en marche, accompagné de chœurs de musiciens, exercés de longue main et superbement organisés. Pendant le trajet, on frappait sept fois les victimes avec des branches de figuier et des oignons sauvages, en disant : Sois notre expiation et notre rachat.
Arrivés au lieu du sacrifice, les expiateurs étaient brûlés sur un bûcher de bois sauvage et leurs cendres jetées au vent dans la mer, pour la purification de la ville malade. D’accidentelle qu’elle était dans le principe, l’immolation devint périodique et reçut le nom de fête des Thargélies.
On la faisait en automne, elle durait deux jours, pendant lesquels les philosophes célébraient par de joyeux festins la naissance de Socrate et de Platon. Ainsi, chaque année, dans la même saison, tandis que le vrai Dieu se contentait du sang d’un bouc, Satan se faisait offrir le sang d’un homme.
Dans la même catégorie on peut ranger le sacrifice annuel, offert par les Athéniens à Minos. Les Athéniens ayant fait mourir Androgée, ils furent moissonnés par la peste et par la famine. L’oracle de Delphes, interrogé sur la cause de la double calamité et sur le moyen d’y mettre un terme, répondit : « La peste et la famine cesseront, si vous désignez par le sort sept jeunes gens et autant de jeunes vierges pour Minos : vous les embarquerez sur la mer sacrée en représailles de votre crime. C’est ainsi que vous vous rendrez le dieu favorable.
Source : Livres-mystiques.com
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ami de la Miséricorde
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